aVEnir : le projet de recharge intelligente fait ses premiers pas

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Un an après son lancement, aVEnir entre dans le futur. Ce plan de pilotage intelligent de la recharge, visant à faciliter le développement à grande échelle de la mobilité électrique, fait ainsi ses véritables débuts...

© AVEnir
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Le coup d’envoi du projet aVEnir vient d’être donné, avec la sélection des 250 points de charge sur lesquels cette expérimentation sera menée. Des bornes installées sur la voie publique, en entreprises et en milieu résidentiel individuel ont été retenues en région parisienne, dans la métropole lyonnaise et dans la région sud (Aix-en-Provence, Avignon, Saint-Tropez). Pour mémoire, ce projet piloté par Enedis bénéficie du soutien du Programme d’investissements d’avenir (PIA) de l’Ademe et regroupe notamment Electric 55 Charging, Gireve, Izivia, PSA, Renault, Schneider Electric et Total.

Son objectif consiste à analyser les apports du pilotage intelligent de la recharge des véhicules électriques. Des premières mesures effectuées sur ces points de recharge auraient déjà démontré la pertinence d’une recharge pilotée. Cette dernière permettrait notamment de lisser les pics de puissance lors de la charge simultanée de plusieurs véhicules. Avant la fin de l’année, les premières expériences de Vehicle to Grid (V2G) et de synchronisation de la recharge avec la production photovoltaïque seront menées.

Expérimentations entre 2020 et 2022

Ces tests se feront sur des installations implantées sur la voie publique, dans des centres commerciaux et sur des sites d’entreprises. La dernière étape de sélection concerne des immeubles en copropriété équipés de bornes de recharge. Un élément important à prendre en compte dans le cadre d’un accroissement espéré du parc de véhicules électriques. Les données seront collectées entre 2020 et 2022 mais une première vague de mesures a permis de jauger les usages de recharge sur les sites d’entreprises et de centres commerciaux. Plusieurs possibilités de pilotage de la recharge permettraient d’étaler les pics de puissance, voire de les lisser totalement selon ces premiers résultats. Ces informations seront utilisées pour le raccordement de toutes les bornes de recharge au réseau public de distribution.

Trois cas d’usage

Le projet va s’attacher à observer les effets de la modulation de puissance effectuée par une borne par rapport aux besoins du gestionnaire du réseau de distribution. Le travail concerne le compteur Linky et la manière dont il pourrait être utilisé dans la communication entre le réseau et la borne.

Le deuxième cas d’usage porte sur l’injection dans le réseau de l’énergie stockée dans les véhicules électriques. Le Vehicle to Grid (V2G) sera testé grâce à des voitures V2G prêtées par PSA et Renault, ainsi que des bornes et un service V2G fournis par Dreev. Cette expérimentation prévoit aussi d’étudier le modèle de rémunération des propriétaires de véhicules électriques ou de l’opérateur en charge du service.

Enfin, le troisième cas d’usage concerne la synchronisation entre production photovoltaïque et recharge des véhicules électriques. Un nouvel outil sera testé afin d’encourager les usagers à recharger leur voiture pendant les périodes de production photovoltaïque. Une orientation rendue possible grâce à une mesure précise des productions et consommations locales. Pour finir, un aspect sociologique est abordé dans cette expérimentation, en raison des modifications possibles en matière de mobilité, de stationnement et de charge chez les usagers.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Borne de recharge, Electromobilité, PSA, Environnement, Ademe, Groupe Renault

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