ZFE-m : « Une écologie brutale et punitive », dénonce la Feda

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Alors que la zone à faibles émissions (ZFE-m) du Grand Paris passe un nouveau cap ce mardi 1er juin en interdisant l’accès aux véhicules Crit’Air 4 à l’intérieur de l’A86, la Fédération de la distribution automobile (Feda) s’inquiète du caractère brutal des mesures induites par l’instauration de ces zones. Dénonçant « une écologie punitive », elle invite les candidats aux élections régionales à « assouplir les règles actuelles ».

ZFE-m : « Une écologie brutale et punitive », dénonce la Feda

Dans une tribune publiée sur Les Echos hier, lundi 31 mai, Mathieu Séguran, délégué général de l’organisation professionnelle, « met en garde les candidats sur le risque bien réel de créer de véritables zones d’exclusion, reléguant à leurs marges des populations qui n’auraient plus accès au cœur des métropoles. » Il écrit : « Le pays se déconfine, mais la menace d’un autre confinement, social et économique, se profile. Celui-là risque d’être permanent. Entre 2021 et 2024, l’instauration à marche forcée des zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) va interdire l’accès aux métropoles à 75 % des véhicules actuellement en circulation ». Déjà mis en œuvre ou en cours de déploiement dans dix métropoles à la suite de l’adoption de la loi d’orientation des mobilités (LOM) fin 2019, rappelons que ces dispositifs seront étendus à 35 agglomérations supplémentaires d’ici à 2024 si le projet de loi Climat et résilience est adopté en l’état.

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Selon Mathieu Séguran, «  les ZFE-m risquent de compliquer gravement le retour à l’emploi, l’accès à la santé et à la culture, particulièrement pour les classes moyennes et populaires, celles qui paient déjà les conséquences des crises successives au prix fort. Certes, les Français affichent majoritairement un soutien aux mesures visant à améliorer la qualité de l’air, mais cette préoccupation légitime ne justifie pas une écologie brutale et punitive ». Et de poursuivre : «  Le gouvernement s’obstine à forcer le renouvellement des véhicules plutôt que de favoriser leur bon entretien, gage de qualité environnementale préservée. Il enferme de fait les Français dans une logique consumériste, y compris en se débarrassant de modèles récents. Tout ceci va à l’encontre de la démarche environnementale portée initialement  ».

Pour conclure, a Feda appelle les futurs élus « à prendre, dès leur élection, les mesures nécessaires pour corriger les excès évidents de ce dispositif et accompagner de manière massive les Français dans une transition progressive. »

Mots clefs associés à cet article : Essence, Diesel, Zones à Faibles Emissions (ZFE), Crit’Air

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