Voitures-radars privées : le coup de gueule de 40 millions d’automobilistes

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Alors que les axes routiers de quatre nouvelles régions devraient prochainement être contrôlés par des voitures-radars exploitées par des sociétés privées, l’association de défense des conducteurs 40 Millions d’automobilistes monte au créneau et dénonce « un triple scandale : humain, sécuritaire, financier ».

image d'illustration © Kevin B. - Wikimedia - CC
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Les voitures-radars privées déjà en circulation en France mais déployées prochainement à plus grande échelle cristallisent la colère d’une partie des usagers de la route. Comme le rappelle le quotidien Le Parisien , alors qu’actuellement 83 véhicules banalisés parcourent les routes de quatre régions françaises (Bretagne, Centre-Val de Loire, Normandie et Pays de la Loire), traquant les excès de vitesses des automobilistes, le dispositif devrait s’étendre à quatre nouvelles régions (Bourgogne-Franche Comté, Grand-Est, Hauts-de-France et Nouvelle Aquitaine) d’ici la fin de l’année, avant une probable généralisation à tout le territoire hexagonal.

La flotte de voitures-radars privées - dénommées ainsi car les missions de contrôle de la vitesse ont été confiées non pas aux forces de l’ordre mais à diverses entreprises après appels d’offre - atteindra alors 223 véhicules. Ce que confirme la Sécurité routière dans un communiqué : « Le parc total des voitures-radar comprend 385 véhicules au 1er janvier 2021 : 302 sont à la disposition des forces de l’ordre et 83 sont à la disposition des opérateurs privés de conduite externalisée en régions Normandie (26 véhicules), Bretagne (18 véhicules), Pays-de-la-Loire (19 véhicules) et Centre-Val de Loire (20 véhicules). [...] Fin 2021, le parc de voitures-radar à conduite externalisée sera alors de 223. Il sera alimenté par la reconversion de véhicules actuellement conduits par des policiers ou des gendarmes. » Ce qui fait bondir les cadres de l’association 40 millions d’automobilistes.

« Une mesure destinée à remplir les caisses de l’État »

« La privatisation des voitures-radars, c’est un triple scandale : la mesure démet les personnels qualifiés de la Police et de la Gendarmerie de leurs fonctions d’agents de la sécurité routière. [...] Faire de la sécurité routière, ce n’est pas seulement verbaliser », avance Daniel Quéro, le président de l’association. « Il faut être conscient que la principale conséquence de cette privatisation est que les usagers aux comportements réellement dangereux ne seront plus neutralisés : ils ne pourront pas être interceptés, puisque les conducteurs des voitures radars n’en ont pas le pouvoir, et seront simplement destinataires d’un avis de contravention. [...] Cette mesure est délétère et se déploie aujourd’hui au détriment de la sécurité des usagers », abonde Pierre Chasseray, le délégué général de l’organisation.

Mots clefs associés à cet article : Radar, Sécurité routière , Vitesse

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