Voiture électrique : les consommateurs toujours en déficit d’informations

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L’édition 2019 de l’Observatoire Cetelem se penche sur le « mystère de la voiture électrique ». Si les freins à l’achat évoluent peu, le manque d’informations des consommateurs est plus surprenant.

Près d'un Français sur deux pense que l'électrique n'est q'une mode.
Près d'un Français sur deux pense que l'électrique n'est q'une mode.

Comment expliquer les faibles ventes de voitures électriques malgré l’engouement palpable du public ? C’est la question à laquelle tente de répondre l’édition 2019 de l’Observatoire Cetelem en se consacrant au « mystère de la voiture électrique ». Avec l’aide de C-Ways et Harris interactive, un échantillon de plus de 10 600 individus de 16 nationalités différentes a été interrogé sur sa perception du véhicule électrique. Résultat, le véhicule électrique séduit. En effet, 85 % des automobilistes dans le monde (73 % en France) croient en son avenir, 89 % estiment qu’il est écologique (84 % en France) et qu’il permettra de réduire significativement la pollution (88 % en France).

Les freins à l’achat en revanche évoluent peu. L’autonomie reste problématique puisque, à mesure des progrès effectués par les constructeurs sur ce plan, les exigences des consommateurs augmentent aussi. Pas moins de 54 % des sondés se disent prêts à acheter une voiture électrique si l’autonomie dépasse 300 kilomètres, et ils sont 25 % à exiger plus de 500 kilomètres. L’infrastructure de recharge est elle aussi toujours un souci, 76 % des répondants estimant que les bornes de recharge publiques ne sont pas assez nombreuses. L’offre produit, malgré son développement, fait également partie des blocages. Ainsi, 86 % de l’échantillon juge encore insuffisant le nombre de modèles disponibles.

La Norvège plus sceptique que la moyenne

Parmi les résultats surprenants, Norvège apparaît moins convaincue par le véhicule électrique que la moyenne. En effet, seuls 77 % des 500 Norvégiens représentatifs croient en l’avenir du véhicule électrique (contre 85 % en moyenne), 78 % considèrent qu’il est écologique (contre 89 %), et 71 % lui attribuent une image responsable (contre 85 %). Des résultats difficiles à interpréter mais qui montrent peut-être les limites d’une politique incitative trop déséquilibrée en faveur du véhicule électrique. Autre surprise, 70 % de l’échantillon estime ne pas avoir suffisamment d’informations sur le véhicule électrique. Ils sont ainsi 49 % à ne pas savoir s’il existe des aides à l’achat (35 % en France).

Les résultats du sondage peuvent être approfondis sur le site de l’Observatoire Cetelem.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Cetelem

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