[Vidéo] FMMC : Le risque routier professionnel peu visible et négligé

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Le risque routier est un thème qui mobilise les gestionnaires de parc. Ils étaient nombreux le 11 avril dernier à la Maison de la recherche (Paris 75007), où le Fleet & Mobility Manager Club (FMMC) avait invité, pour en débattre, trois experts : Céline Baron, formatrice aux risques routiers et à l’éco-conduite, Julien Tonner, ingénieur conseil au service de prévention de la Cramif, et Nadège Scapin, directrice des marchés entreprises de Carglass.

En valeur absolue, le nombre d’accidents du travail diminue, mais la part du risque routier professionnel (RRP) reste constante. Or les entreprises ont tendance à ne pas s’en préoccuper sans doute parce que c’est un risque peu visible : il représente moins de 3 % des accidents du travail avec arrêt. C’est cependant un risque qui se caractérise par sa gravité et qui reste la première cause de décès au travail. Plus d’un accident mortel sur deux liés au travail est un accident de la route ; 20 % d’entre eux se produisent en mission et 80 % sur le trajet domicile-travail.

Au-delà de ce constat, mettre en place des programmes de prévention du RRP dans les entreprises est une obligation. D’ailleurs, le délégué interministériel à la sécurité en a fait l’une de ses priorités. «  La meilleure façon d’aborder le sujet est de partir de cas concrets et du vécu de l’entreprise , analyse Céline Baron. La partie théorique est le plus souvent abordée dans un débat avec les conducteurs pour mieux comprendre leurs points forts et leurs points faibles. L’objectif est de les responsabiliser, de les sécuriser et de leur apporter un bien-être au volant. » « Les entreprises peuvent se faire aider, souligne Nadège Scapin. Chez Carglass, nous connaissons les enjeux de nos clients flottes, et grâce à notre expertise en matière de vitrage notamment nous pouvons apporter des solutions ». C’est le but que nous poursuivons en participant aux Journées sécurité et en expliquant aux utilisateurs qu’avec la multiplication des aides à la conduite un pare-brise par exemple est devenu un objet à fort contenu technologique qui participe à leur sécurité. ».

Enfin, pour Julien Tonner, il faut faire la distinction entre « sécurité routière », qui s’intéresse au comportement des automobilistes, et « prévention du RRP » qui explique pourquoi le collaborateur se met en situation de risque : un téléphone qui sonne et auquel on répond, un fourgon trop chargé pour limiter le nombre de tournées, une vitesse excessive parce que le donneur d’ordre exige des horaires précis… « C’est à partir de là que l’on peut discuter avec les partenaires sociaux et élaborer un code de bonnes pratiques, estime-t-il. Pour nous, les déplacements, la mobilité, s’organisent au même titre que le reste du travail. À partir de ce moment-là, d’autres questions apparaissent, et en particulier celle de savoir si le déplacement prévu est vraiment nécessaire. »

C’est le cas dans de très nombreuses situations. La prévention du RRP passe alors par des réponses à quelques interrogations essentielles : quel véhicule choisir, quel mix énergétique avoir dans la flotte, comment communiquer avec les salariés itinérants, quelle formation retenir pour les collaborateurs ?… Sur ce dernier point, tout le monde s’accorde à dire que rien ne vaut l’exercice pratique, sur route fermée ou route ouverte, avec un moniteur qui saura évaluer les risques pris et donner les conseils utiles à une éco-conduite « durable ».

Mots clefs associés à cet article : Carglass, Sécurité, Formation, Prévention, Risque routier professionnel (RRP)

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