[Vidéo] FMMC : Déconfinement : quels impacts sur les flottes et les véhicules ?

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Tel était le thème du webinaire organisé par L’Automobile & L’Entreprise avec Norauto et dont nous vous offrons une séance de rattrapage vidéo. Principal constat de ce colloque  : l’activité post-confinement ouvre une nouvelle ère, bardée de nouveaux protocoles et de nouvelles méthodes de travail.

Interrogé par Christophe Carignano, directeur des rédactions du pôle automobile d’Infopro Digital, Philippe Manceau, responsable du parc « automobile et engins » de la Métropole européenne de Lille, ne cache pas que le confinement fut vécu comme un choc. « Nous avons été contraints de télétravailler du jour au lendemain, c’était abrupt. Et il a fallu ensuite gérer la flotte en mode dégradé », explique-t-il. Très rapidement, il a la conviction que «  cette crise va être un formidable révélateur, dans plusieurs domaines ». Et il se projette vers la gestion de flotte du futur. Sa flotte n’a pas été totalement paralysée, fonctionnant à 1/5 ou 1/6 de sa capacité, car certains services restaient à pied d’œuvre, les spécialistes de l’assainissement par exemple. « Dans la perspective du déconfinement, nous avons préparé un redémarrage partiel, en lien direct avec les besoins réels », ajoute-t-il.

Chez Norauto, le déconfinement avait aussi été préparé minutieusement, et heureusement ! Car dès le 11 mai 2020 un flux de clientèle significatif a été constaté. « Annonce du déconfinement, puis annonce de la possibilité de partir en vacances en France : nous devons satisfaire un flux très important de clients, au-delà du flux normal. Tout en sachant qu’avec les mesures sanitaires que nous avons déployées chaque intervention est rallongée de 20 minutes. Cependant, nous sommes en mesure de prendre des rendez-vous à J + 2 » indique Antony Ferro Milon, responsable de marché Atelier pour Norauto France.

Un large éventail de prestations pour une remise à la route sûre et sereine

Puis il détaille les prestations prioritaires pour s’assurer d’une bonne remise à la route en toute sécurité des véhicules. « Tout d’abord, explique-t-il, nous vérifions la batterie, bien entendu. Ne serait-ce que pour s’assurer que la voiture démarre. Contrairement à une idée reçue, cette vérification est aussi importante pour les véhicules récents. En effet, certains équipements, comme le frein de stationnement électrique, fonctionnent à 35 ampères. Ensuite, on retrouve les points de contrôle basiques. Les pneus, avec un soin particulier accordé à l’état des flancs et à la réinitialisation des capteurs TPMS, mais aussi les plaquettes de frein, souvent sujettes au grippage après une longue période d’immobilisation. Sans oublier les éléments d’éclairage et de vision, notamment l’état du caoutchouc des essuie-glaces et la vérification traditionnelle des niveaux, avec une attention spéciale pour l’AdBlue. Sans prétendre à l’exhaustivité, on peut encore évoquer les filtres à particules. Et ça concerne aussi les véhicules qui ont roulé, mais en ne faisant que de très courts trajets. »

Chez Norauto, un diagnostic éco-contrôle a donc été mis en place, et Antony Ferro Milon fait la comparaison avec une prise de sang du véhicule. Un diagnostic qui s’applique naturellement aussi à l’habitacle (contrôle de la climatisation, décontamination…).

Philippe Manceau réagit : « C’est rassurant de pouvoir s’appuyer sur des prestataires très rigoureux et vigilants, à l’image de Norauto. J’ai moi-même demandé à mes équipes et aux conducteurs d’être très vigilants. Nous avions mis en place une rotation de nos véhicules dans le cadre du fonctionnement minimal de la flotte, afin que tous puissent rouler. »

Le New Deal du déconfinement

Or, le déconfinement réclame aussi de nouvelles formes de vigilance : la décontamination des véhicules, la distanciation sociale dans les véhicules et les process liés au parcours client dans les centres.

« Dans les centres, nous avons élaboré un nouveau processus d’accueil des clients et de traitement du véhicule avec des mesures sanitaires drastiques » souligne Mathieu Catteau, chef d’atelier du centre Norauto d’Englos (Nord). Espace d’attente des clients avec le WiFi pour pouvoir travailler, paiement, prise en main et remise de clés, nettoyage du véhicule…, les moindres détails sont inclus dans cette démarche visant à assurer la sécurité de tous. Cela génère un coût supplémentaire, mais Norauto précise que son réseau ne facture pas le forfait sanitaire aux flottes.

Le forfait sanitaire ou de décontamination du véhicule est très précis, puisque Norauto nettoie aussi les gaines techniques, par exemple. Les produits utilisés (lingettes, etc.) répondent tous à la norme EN14476. Ce sont les mêmes qu’on retrouve dans les linéaires des centres, aux côtés de housses jetables de protection ou de gants.
Ce forfait est proposé aux entreprises avec un service « Valet », sur le principe du jockey des conciergeries. « C’est très intéressant comme offre, j’étudiais cette possibilité même avant la crise » pointe Philippe Manceau, avant d’ajouter : « Ensuite, c’est à chacun d’arbitrer selon son budget. »

Pour la distanciation sociale dans les véhicules, des parois en Plexiglas sont utilisées par Norauto, y compris des parois latérales pour les véhicules de flotte, car il n’y a pas qu’une dimension avant-arrière comme pour les taxis.

L’essor raisonné de la digitalisation

Enfin, ce webinar a permis d’évoquer l’accentuation de la digitalisation des process, mais Saida Gallouj, directrice E-commerce & Digital International chez Norauto, précise d’emblée : « Qui dit digital dit en fait omnicanal au service de la réinvention des parcours clients. Les recours à Internet ou le rendez-vous en ligne sont déjà éprouvés. Il s’agit d’aller plus loin dans la prise en charge du client, dès son arrivée au parking par exemple, et dans le développement de la dimension conversationnelle que nous avons avec lui. Nous travaillons sur de nouveaux usages via sms ou WhatsApp par exemple. Le service Valet doit aussi s’étoffer et passer à une amplitude de sept jours sur sept. Par ailleurs, le volet de dématérialisation est prometteur, au même titre que celui du paiement. Là encore, le smartphone est central. Mais attention, cela ne remplace pas l’humain. La digitalisation est là pour simplifier la vie des clients, pas pour supprimer tous les points de contact. »

Deux chiffres et un code sont à retenir à la suite de ce webinar :
71 % des gestionnaires de parc participant à ce webinar déclarent qu’ils vont modifier leurs dispositifs après-vente.

86 % d’entre eux sont demandeurs de la fonction de la prise de rendez-vous en ligne.

EN14476 : norme qui doit figurer sur tous les équipements sanitaires que vous achetez, comme les lingettes.

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DR / Norauto

Mots clefs associés à cet article : Norauto, Marché Flottes, Économie, Coronavirus Covid-19, Fleet & Mobility Managers Club

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