[Vidéo] Essai - Volkswagen ID.4 : une certaine idée du voyage

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Volkswagen vient de lancer son deuxième modèle branché basé sur la plateforme MEB. Après la compacte ID.3, le constructeur allemand s’attaque au segment très prisé des SUV… même si la silhouette et les prestations évoquent plus le monde des monospaces.

Les ventes de véhicules électriques ne cessent de progresser en Europe mais aussi en France. Selon des données de l’Avere-France, l’an passé, 538 772 véhicules électriques ont été mis en circulation au sein de l’Union européenne, dont 111 127 unités en France. À l’issue du premier trimestre 2021, 33 310 VP et VUL zéro émission avaient été immatriculés dans l’Hexagone, portant à 371 296 unités le parc électrique roulant français depuis 2010. Un volume qui devrait continuer à croître rapidement, au vu des réglementations adoptées et à venir (ZFE, quotas de véhicules à faibles émissions en flottes, …). Le VE n’est désormais plus cantonné au rôle de deuxième véhicule du foyer ou de véhicule d’appoint : les autonomies ont nettement progressé et la disparition des véhicules thermiques est amorcée par les législateurs.

Aussi, les constructeurs investissent des segments jusqu’alors délaissés par la fée électricité, comme les gros SUV ou grands monospaces. Chez Volkswagen, la stratégie est claire : la famille ID. va se déployer sur tous les créneaux disponibles. Cela a commencé avec la compacte ID.3, se poursuit désormais avec le SUV ID.4, sa déclinaison pour le marché chinois ID.6 et bientôt coupé ID.5. Mais il y aura aussi une berline – probable remplaçante de la Passat – et un successeur au célèbre Combi nommé pour l’heure ID.Buzz, ainsi qu’un véhicule citadin d’entrée de gamme.

De l’espace à revendre

Officiellement lancé au printemps dernier, l’ID.4 voit son style être calqué sur celui de l’ID.3 mais en plus musclé cependant. La face avant et ses optiques assez fines offrent un véritable regard au véhicule. L’arrière est plus massif en raison de l’imposant hayon surmonté d’une faible surface vitrée. Proue et poupe sont dotées d’un bandeau lumineux horizontal soulignant la largeur du véhicule. Long de 4,58 mètres, large de 1,85 m et haut de 1,63 mètres, l’ID.4 en impose. Surtout lorsqu’il est équipé de jantes de 21 pouces. Bénéfique pour le look, cette monte l’est moins pour l’autonomie comme pour le confort sur routes dégradées, malgré le travail efficace de la suspension adaptative DCC livrée de série sur cette finition 1st Max.

Avec un empattement de 2,77 mètres, ce véhicule sait recevoir ses occupants. Trois adultes prennent place sans difficulté à l’arrière : l’espace aux jambes est généreux et l’absence de tunnel de transmission lié à la motorisation électrique facilite l’installation et le voyage. À noter toutefois que ce SUV zéro émission se contente d’embarquer cinq personnes à bord. Les familles nombreuses se tourneront donc vers le monospace Touran (4,52 m), ou le Tiguan Allspace (4,70 m)… tous deux 100 % thermiques ! L’ID.4 étant bâti sur une plateforme spécifique, ses batteries sont idéalement réparties dans le plancher. Ce qui préserve un volume de coffre plutôt généreux : 543 litres (ou 1 575 litres banquette rabattue).

Technologies ou simplicité ?

L’aménagement intérieur de l’ID.4, épuré, fait la part belle aux écrans et aux raccourcis tactiles. La planche de bord reçoit, de série, une dalle multimédia de 10 pouces (12 pouces sur les versions hautes) commandant, outre les choix musicaux, le système de navigation ainsi que les paramètres de confort et de sécurité du véhicule (climatisation, suspensions, ambiance lumineuse, sensibilité des systèmes d’aides à la conduite, etc.). Ce qui demande un certain temps d’adaptation lors de la prise en main du véhicule, une étude approfondie du manuel utilisateur et… une certaine dextérité en conduisant. Fort heureusement, Volkswagen a fait installer une commande vocale intuitive et réactive « Bonjour, ID. » permettant d’agir sur certains paramètres suivant les ordres du conducteur. Derrière le volant, celui-ci trouvera un petit écran paramétrable dont le design minimaliste tranche avec les graphismes très travaillés et complets de la génération précédente de Digital Cockpit. Un affichage tête-haute avec réalité augmentée est également de la partie sur certaines versions.

Au volant, le Volkswagen ID.4 est agréable à manier. Le moteur étant placé à l’arrière, l’absence d’éléments mécaniques sous le capot permet d’obtenir un très faible rayon de braquage : 10,2 mètres. Soit le même que celui de la compacte ID.3 pourtant plus courte de 30 centimètres. Ce qui rend la conduite en centre-ville et dans les parkings particulièrement aisée. Comme tout véhicule électrique, ce SUV n’apprécie guère d’être brusqué. Son embonpoint (2 124 kg) se fait facilement sentir lorsqu’il faut hausser le rythme ou sur routes sinueuses et l’autonomie décline alors fortement. Les longs trajets imposent de ralentir sa vitesse, de recourir au régulateur et d’identifier des points de charge rapide sur l’itinéraire.

Gamme complexe

À vouloir contenter tout le monde, la gamme de l’ID.4 est d’une complexité déconcertante. Le véhicule peut être livré avec deux batteries différentes de 52 ou 77 kWh. Baptisée « Pure », la plus petite est couplé avec deux moteurs offrant 109 kW (148 ch) ou 125 kW (170 ch), associés à deux finitions. La plus capacitaire « Pro » est associée au gros bloc de 150 kW (204 ch) et proposée en cinq finitions.

Ces combinaisons ont bien évidemment une incidence sur l’autonomie. Selon la configuration, il sera possible de parcourir 341 ou 520 kilomètres, selon le cycle WLTP, avec une charge complète. La grille tarifaire évolue également en fonction des associations. Le prix d’appel est fixé à 39 370 euros - gage d’un bonus de 4 000 euros pour les professionnels - tandis que la version la plus haut-de-gamme culmine à 59 680 euros, hors options. Elle ne peut donc prétendre qu’à 2 000 euros de bonus.

Mots clefs associés à cet article : Volkswagen, SUV, Véhicule électrique

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