[Vidéo] Essai - Skoda Kamiq : un « K » à part ?

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La gamme des SUV Skoda s’étoffe encore. Suivant la logique des autres marques du groupe Volkswagen, le constructeur tchèque couvre désormais tous les segments : SUV familial, compact et citadin. Que vaut le dernier venu ? Notre essai sur les routes d’Alsace.

Skoda accueille un « K » de plus dans sa gamme. Après les Kodiaq et Karoq, la marque tchèque a officiellement donné naissance au Kamiq lors du dernier Salon de Genève. « La ligne claire des noms contenant un K et un Q accentue la cohérence de notre famille de SUV et a une grande valeur de reconnaissance », avance Skoda.

Reprenant également les codes stylistiques de ses aînés, à savoir une double signature lumineuse à l’avant (rappelant les dernières productions de Citroën), une ceinture de caisse haute, des lignes anguleuses et acérées et bien sûr de (faux) sabots de protection avant et arrière, le petit dernier vient jouer dans une catégorie bien encombrée : celle des SUV citadins.

Ayant la cote auprès des automobilistes, ils sont au cœur de toutes les attentions des constructeurs, du plus généraliste au plus premium. Il est donc toujours plus difficile de se démarquer de la concurrence et, davantage encore, des ténors du segment (voir L’Automobile & L’Entreprise n° 249) que sont les Renault Captur, Peugeot 2008 – bientôt renouvelés – et Citroën C3 Aircross. De cette contrainte, Skoda semble avoir fait une force.

De l’espace à revendre

Le constructeur tchèque a fait le pari de proposer un véhicule plus grand que la moyenne. Le Skoda Kamiq s’étire sur 4,24 m. C’est 11 centimètres de plus qu’un Seat Ateca ou 13 centimètres de plus qu’un Volkswagen T-Cross, ses proches cousins du groupe Volkswagen avec qui il partage la plate-forme MQB-A0.

Ces cotes, confortables, profitent naturellement à l’habitabilité. Avec ses 2,65 m d’empattement, le Kamiq offre un volume intérieur généreux. Deux adultes voyagent à l’arrière dans d’excellentes conditions et s’y sentent à l’aise. La troisième place, centrale, est cependant à réserver pour de courts trajets en raison de l’inutile et encombrant tunnel de transmission. Avec 400 litres de volume de coffre à disposition, les occupants peuvent voyager chargés. Si besoin est, cette capacité peut être portée à 1 395 litres, une fois la banquette et le siège passager avant rabattus.

« Dans la langue des Inuits, Kamiq incarne quelque chose dans lequel vous vous sentez à l’aise dans n’importe quelle situation et qui a son propre caractère. Ce nom convient parfaitement à ce modèle », commente Alain Favey, membre du conseil d’administration de Skoda Auto, en charge des ventes et du marketing. Un pari qui semble réussi.

Comme un air de premium

Outre l’habitabilité, le véhicule regorge d’astuces pratiques et malines qui font la force de Skoda. Passons sur la poubelle d’habitacle, le gratte-givre situé dans la trappe à carburant ou encore le parapluie intégré aux portes arrière. Héritage de l’ère des monospaces, le Skoda Kamiq offre à l’arrière des tablettes aviation qui se transforment en supports pour tablette numérique. Comme sur le grand frère Kodiaq, une languette en plastique se déploie à l’extérieur du véhicule lorsque les portes arrière sont ouvertes afin de ne pas rayer la carrosserie du véhicule stationné à proximité.

Clairement, Skoda a réalisé de grands progrès en termes de présentation et de finition. La planche de bord, empruntée à la berline compacte Scala, est de bonne facture, alliant plastiques moussés et autres matériaux. Bémol toutefois pour les contreportes, où les plastiques durs et grainés sont légion.

Au chapitre des technologies embarquées, Skoda a également intensifié ses efforts. Dès la finition Business, les conducteurs disposent du Digital Cockpit de série, ce tableau de bord numérique personnalisable qui remplace les traditionnels compteurs analogiques. À cette coquetterie technologique s’ajoute le système d’infodivertissement (radio, GPS, caméra de recul, etc.) avec écran tactile de 9,2 pouces, l’assistant vocal Laura by Skoda qui obéit à la voix du conducteur, ou encore le système d’ouverture et de démarrage sans clé.

Des mécaniques éprouvées

Le Skoda Kamiq embarque également toute une batterie d’aides à la conduite. Citons le régulateur de vitesse adaptatif jusqu’à 210 km/h, le système de freinage « anti-multicollision », les systèmes Front Assist, Lane Assist et Side Assist servant à détecter tout ce qui se passe devant, derrière ou sur les côtés du véhicule en mouvement.

Pour son nouveau Kamiq, Skoda est naturellement allé piocher les motorisations dans la banque d’organes Volkswagen. La palette proposée est constituée de trois blocs essence et d’un unique bloc diesel. Les amateurs de sans-plomb ont le choix entre les trois-cylindres 1.0 l TSI de 95 et 115 chevaux et le quatre-cylindres 1.5 l TSI de 150 chevaux. Les gros rouleurs et les professionnels se tourneront plus volontiers vers le quatre-cylindres 1.6 l TDI de 116 chevaux (proposé en BVM6 ou DSG7).

Si sa sonorité très prononcée peut rebuter de prime abord, ce turbodiesel remplit son rôle efficacement. La légèreté du Kamiq le rend agile en toutes circonstances, et son couple de 250 Nm autorise de belles reprises. Côté consommations, le Skoda Kamiq 1.6 l TDI 116 homologué à 4,2 l/100 km (cycle NEDC) apparaît comme frugal. En usage réel, il faudra bien compter 0,8 l à 1 l/100 km de plus.

Les valeurs d’homologation selon le cycle WLTP font d’ailleurs état d’une fourchette allant de 4,8 à 5,4 l/100 km. Ce qui reste raisonnable vu le profil de l’engin. À noter que le Kamiq s’appréciera davantage sur autoroute ou en ville, grâce à une bonne position de conduite et à une excellente visibilité, qu’en dehors des sentiers battus. Logique puisqu’il n’est proposé qu’en traction et n’a aucune prétention de minifranchisseur.

Le Kamiq roule aussi au gaz naturel
Comme son cousin technique, le Seat Arona, le nouveau Skoda Kamiq a été conçu pour fonctionner avec une plus grande variété de sources d’énergie que ses concurrents. Aux côtés des traditionnels blocs essence (TSI) et diesel (TDI), Skoda propose – pour la première fois dans sa gamme – une version carburant au gaz naturel désignée par l’appellation « G-TEC ». Il s’agit d’un moteur trois cylindres 1.0 l, associé à une boîte mécanique à six rapports, développant 66 kW (soit 90 chevaux) et un couple de 160 Nm. Cette version génère «  moins d’émissions de CO2 et de NOx par rapport aux carburants classiques », assure Skoda. Un privilège hélas réservé à d’autres marchés que la France. En effet, la commercialisation de cette version bicarburation gaz naturel/sans-plomb n’est pas prévue à court terme dans l’Hexagone.

Technique et finance

Skoda Kamiq 1.6 l TDI 116 Business

  • Prix TTC * : 27 320 €
  • Carrosserie / Nbre de portes : SUV - 5 portes
  • Cylindrée : 1 598 cm3
  • Puissance Maxi : 116 ch
  • Couple Maxi : 250 Nm
  • Puissance administrative : 6 CV
  • Énergie : Gazole
  • Consommation (Mixte) : 4,2 l/100 km
  • Émissions de CO2 : 112 g/km
  • Classe : B
  • Couleur : Vert moyen
  • Bonus/Malus * : neutre
  • Carte grise (92) * : 280,90 €
  • TVS * : 530,5 €
  • Nombre d'étoiles EuroNCAP * : 5
  • Loi de roulage * : 38 mois / 100 000 km
  • Loyer financier * : 364,88 €
  • Loyer global mensuel * : 479,84 €
  • PRK.ENTREPRISE * : 0,26 €
  • Avantages en nature Sté/an * : 970,98 €
  • TCO Après I.S * : 544,95 €
  • TCO période Après I.S * : 20 708,10 €

* Valeurs en vigueur au 24 septembre 2019

Mots clefs associés à cet article : Skoda, SUV citadin A0

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