[Vidéo] Essai - Renault Mégane Estate E-Tech : unique en son genre

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Applications concrètes des technologies développées sur le concept-car Eolab en 2014, les motorisations hybride et hybride rechargeable E-Tech s’invitent enfin dans la gamme Renault. Ainsi armée, la compacte Mégane suscite à nouveau l’intérêt face à des modèles plus récents. Elle plaira aux gestionnaires et aux gros rouleurs par sa polyvalence, sa souplesse, sa frugalité et sa fiscalité adoucie.

Renault a (enfin) osé ! Après une décennie placée sous le sceau de l’électrique avec le lancement successif des Fluence Z.E., Kangoo Z.E., Twizy, Zoe et Master Z.E., le Losange ose enfin passer à l’hybridation durable de ses modèles.

Oublié le système Hybrid Assist [micro-hybridation 48 volts, ndlr] qui a très éphémèrement équipé le monospace Scénic. Place à une nouvelle génération de moteurs baptisée E-Tech ou E-Tech Plug-in. Côté technique, Renault a choisi de développer un seul moteur essence-électricité, décliné en deux variantes : full hybrid ou plug-in hybrid [hybride rechargeable, ndlr].

À ce nouveau bloc essence quatre-cylindres 1.6 l atmosphérique ont été associés un démarreur haute tension, un moteur électrique et une boîte de vitesses à crabots sans embrayage. « Ces moteurs sont capables de fonctionner indépendamment ou de concert en dirigeant leur énergie vers les roues ou vers la batterie. Le groupe motopropulseur gère ces moteurs et leur apport en fonction des besoins d’accélération et de puissance éventuels, ainsi que des opportunités de gestion de la batterie », explique Renault dans sa documentation technique.

Innovations à tous les étages

Monté sur la citadine Clio, le moteur E-Tech développant 140 chevaux est couplé à une batterie de 1,2 kWh. Offrant 160 chevaux et embarquant une batterie de 9,8 kWh, la déclinaison rechargeable, E-Tech Plug-in, est proposé sur le SUV Captur comme sur la famille Mégane – récemment restylée – comprenant la berline et le break Estate, à l’essai ici dans sa présentation sportive R.S. Line.

Par défaut, cette Mégane Estate E-Tech Plug-in démarre à l’électricité et se comporte comme un véhicule 100 % électrique : le couple est disponible immédiatement, et le silence de fonctionnement est absolu. Contrairement à nombre de véhicules hybrides rechargeables présents sur le marché, notamment sur le segment supérieur, la mise en route du bloc thermique est complètement imperceptible. Même en cas de forte accélération. Cette éclipse – surprenante de prime abord – est rendue possible grâce à l’architecture série-parallèle du système retenu par Renault et à la boîte de vitesses à crabots. « Issue de l’expérience de Renault en Formule 1, elle permet de réduire les ruptures d’accélération lors des changements de rapport », fait valoir le constructeur.

Pour savoir quel(s) moteur(s) fonctionne(nt) à un instant donné, le conducteur s’en remet aux schémas présents sur le nouveau tableau de bord numérique de 10,2 pouces ou au flux d’énergie affiché sur l’écran multimédia vertical de 9,3 pouces.

Le système Multi-Sense propose plusieurs modes de conduite. Une touche « EV » et le mode « Pure » forcent le fonctionnement 100 % électrique du véhicule, le mode « Sport » délivre toute la puissance disponible, tandis que le mode « My Sense » est celui de la conduite du quotidien.

Économies d’usage

Une fonction « e-Save » permet de mettre en réserve une partie de l’autonomie électrique du véhicule. Selon la norme WLTP, la compacte peut parcourir entre 50 (cycle mixte) et 65 kilomètres (cycle urbain) en tout électrique. Notre prise en main de cette Mégane Estate E-Tech Plug-in a permis de constater que l’auto évoluait très souvent en mode électrique et que sa batterie se rechargeait très régulièrement, à vitesse stabilisée comme dans les phases de décélération.

Sur un parcours mêlant grands axes, départementales et ville, et sans pouvoir brancher le véhicule, nous avons relevé une consommation moyenne de 3,7 l/100 km et de 5,6 kWh/100 km.

En dépit d’un poids plus élevé, lié à la présence de la batterie et d’un essieu arrière modifié, le comportement du break compact reste plutôt dynamique. Bémol toutefois, dans cette finition R.S. Line à la présentation sportive, les jantes de 18 pouces dégradent le confort. Un écueil vite évité en préférant les finitions intermédiaires Intens, Business Intens ou Business.

Dédiées aux pros, ces deux dernières affichent des tarifs compétitifs dans une catégorie où la seule concurrence se résume au Kia Ceed SW PhEV. Renault avance d’ailleurs un TCO proche de celui des versions diesel. Un élément calculé avant le rétablissement du bonus écologique de 2 000 euros pour les hybrides rechargeables annoncé par Emmanuel Macron dans le cadre du plan de relance automobile.

Mots clefs associés à cet article : Renault, Break, Véhicule hybride rechargeable, Compacte, Véhicule électrifié

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