[Vidéo] Essai - Peugeot 208 : l’héritière d’un « sacré numéro » ?

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Peugeot frappe un grand coup en cette fin d’année. Le Lion renouvelle sa citadine, la 208. Objectif affiché : faire de l’ombre à la Renault Clio, sa rivale de toujours, mais aussi à la Renault Zoe grâce à une inédite version 100 % électrique nommée e-208.

Le Lion se rebelle et sort les griffes. En France, le segment B, celui des citadines, est dominé par les constructeurs tricolores. Depuis plusieurs années, les marques françaises se partagent les trois premières places du marché même si, en volumes, les ventes de Renault dépassent largement celles de Peugeot ou de Citroën. Pour rappel, l’an dernier, 123 658 Renault Clio ont été écoulées, tandis que 102 395 Peugeot 208 et 77 937 Citroën C3 ont été immatriculées. Pour tenter de réduire l’écart avec la reine du segment et devenir numéro un, Peugeot s’est donné les moyens de ses ambitions. Ainsi, si la Renault Clio V reste stylistiquement très proche de la précédente génération, le constructeur sochalien a appliqué une tout autre méthode pour sa 208 II. Prenant la relève d’un modèle apparu en 2012, la nouvelle venue change tout : son design, sa présentation intérieure, ses équipements, ses motorisations… et même la base technique sur laquelle elle est bâtie.

La nouvelle Peugeot 208 délaisse la plate-forme PF1 – très largement utilisée au sein du groupe PSA depuis 1998 – au profit de la très récente CMP partagée avec les DS 3 Crossback et Opel Corsa VI, mais aussi avec leurs versions électriques DS 3 Crossback e-Tense et Corsa-e.

Cette base technique est en effet multi-énergie, donc capable d’accueillir indifféremment des motorisations essence, diesel ou électriques, ainsi que les batteries qui vont avec. En toute logique, Peugeot profite de cette solution pour faire de la nouvelle 208 sa première vraie voiture 100 % électrique (si l’on excepte les iOn et Partner Electric).

Un style affirmé

« La nouvelle 208 s’inscrit dans la lignée de la “ série 2 ” de Peugeot (205, 206, 207 et 208) avec plus de 22 millions de véhicules produits depuis 1983 » relève Guillaume Couzy, le directeur général de Peugeot France. « Pour cette nouvelle génération, nous avons fait un choix différent de celui des autres constructeurs. Nous ne proposons pas de silhouette spécifique selon que le véhicule est thermique ou électrique. Toutes les 208 sont identiques tant en proportions qu’en habitabilité ou en volume de coffre » ajoute-t-il, taclant au passage les équipes de Renault qui proposent deux véhicules sur le segment : la Clio en thermique et la Zoe en électrique.

Si elle puise certains détails dans l’héritage Peugeot, en termes de design, la nouvelle venue fait clairement oublier sa devancière. Le millésime 2020 est plus compact (4,05 m de long), plus bas (1,43 m de haut) et plus large (1,74 m) que la génération précédente. Apposé sur le capot, le monogramme 208 est inspiré de celui de la mythique Peugeot 504. Sur les montants arrière, un trait de carrosserie vient rappeler les deux lamelles noires qui masquaient le réservoir de la 205. La nouvelle Peugeot 208 propose deux profils (avec ou sans passages de roue noir laqués) et deux visages. Un très simple avec des phares halogènes et un second, plus dynamique, empruntant à sa grande sœur la 508 sa nouvelle signature lumineuse composée de « dents de sabre » à LED pour l’avant et de trois griffes reliées par un bandeau noir brillant à l’arrière.

Bond technologique

Mais la 208 ne soigne pas que son apparence. La nouvelle Peugeot reconduit le principe du i-Cockpit cher à la marque. Mais ce i-Cockpit devient davantage technologique que dans les autres modèles du constructeur. En effet, la citadine du Lion est l’un des premiers véhicules sur le marché à proposer un bloc d’instrumentation numérique à effet 3D. Cela est fait d’une manière très subtile. Les informations de conduite apparaissent comme flottantes sur l’écran XXL qui prend place derrière un volant XXS à double méplat. À noter que les versions de base sont dépourvues de cet équipement et livrées avec l’i-Cokcpit d’ancienne génération, composé d’un bloc d’instrumentation analogique ; des compteurs à aiguilles de très bonne facture qui apportent une note sportive étonnante mais bienvenue à ce niveau de gamme. Signalons également que cette nouvelle 208 se dote d’une système de commande vocale permettant d’exécuter certains réglages de confort.

Choix cornélien

Conçue pour répondre à tous les besoins, la nouvelle 208 embarque une large palette de motorisations. Les amateurs de sans-plomb ont le choix entre les blocs trois cylindres 1.2 l PureTech de 75, 100 et 130 chevaux. Les conducteurs les plus respectueux de l’environnement opteront pour la Peugeot e208 animée par un moteur électrique de 100 kW (136 ch). Les inconditionnels du gazole, qu’ils soient gros rouleurs ou professionnels, se réjouiront de la présence du quatre-cylindres 1.5 l Blue HDi de 100 chevaux. Cette mécanique a démontré un vrai potentiel lors de notre essai sur les routes portugaises, incitant aux longs trajets.

L’auto, de 1 126 kg, s’est avérée très agréable à conduire en raison d’une insonorisation très poussée, d’un couple disponible très tôt et de bonnes reprises. Le tout est bien desservi par une boîte mécanique à six rapports au guidage précis.

Peugeot annonce une consommation moyenne de 3,2 l/100 km en cycle NEDC et 4,2 l/100 km en cycle WLTP. Cette dernière valeur, plus proche de la réalité, permettrait de porter le rayon d’action de cette 208 à plus de 1 000 kilomètres avec un plein, confirmant ainsi sa capacité à être sollicitée sur de longs parcours. Un bémol toutefois, la boîte automatique à double embrayage EAT 8 ne peut être disponible en diesel. Les allergiques de la pédale d’embrayage trouveront leur bonheur en essence. Le moteur PureTech de 100 chevaux, livrable en automatique, étant lui aussi parfaitement indiqué pour tirer toute la polyvalence du véhicule. La version 75 chevaux satisfera, elle, les décideurs à la recherche d’un véhicule économique.

Une entrée de gamme intéressante

Offrant des prestations en hausse, la nouvelle 208 a vu ses tarifs grimper. Ceux qui souhaitent toutefois s’offrir cette citadine mais pour un prix contenu pourront se tourner vers les versions d’entrée de gamme Like ou Active. Loin d’être indigentes, ces finitions embarquent l’essentiel, et Peugeot a travaillé la présentation intérieure. Certains éléments technologiques comme la grande dalle tactile ou le tableau de bord à effet 3D disparaissent mais sont remplacés par d’autres équipements ou décors de bonne facture. Les motorisations proposées sont également loin d’avoir des performances ridicules. Le bloc essence trois cylindres 1.2 l PureTech 75 chevaux fait d’ailleurs preuve d’une étonnante polyvalence.

Technique et finance

Peugeot 208 1.5 l BlueHDi 100 Allure Business

  • Prix TTC * : 22 900 €
  • Carrosserie / Nbre de portes : Berline 5 portes
  • Nombre de roues : 4
  • Classe de permis : B
  • Cylindrée : 1 499 cm3
  • Puissance Maxi : 100 ch
  • Couple Maxi : 250 Nm
  • Puissance administrative : 5 CV
  • Énergie : Gazole
  • Consommation (Mixte) : 3,2 l/100 km
  • Émissions de CO2 : 84 g/km
  • Classe : B
  • Couleur : Vert foncé
  • Bonus/Malus * : neutre
  • Carte grise (92) * : 234,75 €
  • TVS * : 208 €
  • Nombre d'étoiles EuroNCAP * : 4
  • Loi de roulage * : 38 mois / 100 000 km
  • Loyer financier * : 325,94 €
  • Loyer global mensuel * : 434,46 €
  • PRK.ENTREPRISE * : 0,22 €
  • Avantages en nature Sté/an * : 1 669,41 €
  • TCO Après I.S * : 432,28 €
  • TCO période Après I.S * : 16 426,64 €

* Valeurs en vigueur au 25 octobre 2019

Mots clefs associés à cet article : Peugeot, Citadine, Segment B, Essence, Diesel, Véhicule électrique, Véhicule thermique, Électricité

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