[Vidéo] Essai - Mercedes-Benz Classe C : la classe allemande

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Considérée comme l’un des best-sellers de la gamme de la marque à l’étoile, la Classe C fêtera ses quarante ans en 2022. Pour l’occasion, elle s’offre une sixième génération toujours plus proche de la très connectée Classe S. Au point d’en constituer un condensé de l’ADN.

Depuis 1982, date du lancement de la W201, première compacte de Mercedes, la Classe C a séduit plus de 10,5 millions d’acheteurs à travers le monde. C’est d’ailleurs l’un des modèles de la marque les plus vendus et dont la longévité ne dément pas le succès. S’inscrivant dans un contexte de verdissement automobile, la Classe C adoptera bientôt des versions hybrides rechargeables – dont la batterie rechargeable en 30 minutes sur borne rapide promet jusqu’à 100 km d’autonomie en mode 100 % électrique. Mais en attendant, le constructeur allemand, qui compte beaucoup de gros rouleurs parmi sa clientèle, mise encore sur le thermique mais doté d’un système d’hybridation légère.

On expérimente ainsi un quatre cylindres essence développant 200 ch consommant 6 à 7 litres au 100 km pour 143 à 163 grammes de CO2/km, ou un bloc diesel de 220 ch puisant 4,9 litres au 100 km et émettant 130 à 148 grammes de CO2/km grâce à l’apport de l’alterno-démarreur 48V. De quoi considérer la Classe C comme une hybride sur la carte grise. Le tempérament de ces deux motorisations diffère toutefois selon la finition retenue, l’AMG Line essayée constituant sa version la plus sportive. Silencieuse, énergique, alerte, la berline nous bluffe par son agrément de conduite. La plateforme MRA de seconde génération a en effet permis de mettre au point un châssis assurant un excellent maintien latéral dans les virages. Offrant une motricité et une maniabilité surprenantes pour une familiale de cette taille (presque 4,8 m), elle possède un angle de braquage de 2,5 ° qui la rend facile à manœuvrer.

La berline des geeks

Physiquement, la Classe C est plus que captivante, surtout en finition AMG Line. Avec sa nouvelle grille de calandre étoilée, son bouclier joliment ajouré, son double bossage de capot, ses doubles (fausses) canules d’échappement à l’arrière et ses optiques affinées, allégeant le design, elle ressemble à une Classe S.

Un lien étroit, voire un héritage, qui se retrouve aussi sur le plan technologique. Dans l’habitacle finement travaillé de cuirs épais et surpiqués, la planche de bord intègre deux écrans digitaux. Le premier, horizontal, mesurant 11,9 pouces et situé derrière le volant, affiche l’ensemble des informations de conduite – également retransmis par la vision « tête haute » en option. Le second, tactile, vertical et large de 12,3 pouces, se voit incliné de 6° vers le conducteur pour une impression plus enveloppante, semblable au cockpit de la Classe S.

Grâce à cette dalle, accueillant l’info-divertissement MBUX de dernière génération, la navigation se fait en réalité augmentée et avec un niveau de détail caméra unique. Son interface s’avère ergonomique et plutôt intuitive, bien que le nombre de fonctions induites nécessite un certain temps de prise en main. Faisant appel à l’intelligence artificielle, la Mercedes Classe C assure une personnalisation de plusieurs profils d’utilisateurs en réglant son poste de conduite, ses radios favorites ou son ambiance lumineuse parmi 64 couleurs.

Le conducteur peut aussi être secondé par la commande vocale « Hey Mercedes », véritable copilote dématérialisé qui peut augmenter la température si on lui signifie simplement « j’ai froid ». Gadgets pour geeks diront les mauvaises langues. Il n’empêche que la Classe C est sans doute, à l’heure actuelle, la berline la plus aboutie du marché en termes de connectivité. Malheureusement, la pénurie de semi-conducteur risque d’influencer les délais de ses livraisons comme pour tous les véhicules à la digitalisation poussée.

Familiale premium digne de cette appellation, la Mercedes Classe C n’oublie cependant pas les passagers arrière puisque l’augmentation de l’empattement apporte un vrai gain de place aux genoux. Les occupants de la banquette disposent aussi d’un porte-gobelet dissimulé dans l’accoudoir central et d’espaces étudiés pour accueillir une petite tablette verticalement. Enfin, le coffre contient 450 litres de rangements : idéal pour embarquer les valises de toute une tribu.

Cet inventaire d’avantages et de nouveautés, en particuliers technologiques, explique des tarifs pour le moins élevés. La classe C débute ainsi à 49 550 € dans sa version essence. Sa mouture diesel réclame 3 400 € supplémentaires et la carrosserie break, moins appréciée en flotte, un supplément de 1 500 € en plus. Et si la W206 ne développe que trois lignes de finition (Avantgarde, Business Line et AMG Line), il existe une longue liste d’options à rajouter au prix de départ assez onéreux et surtout plus haut que ceux de ses concurrentes directes Audi A4 et BMW Série 3. Si le "C" de la Classe C rime donc avec cher, il s’accorde aussi avec des mots comme confort, célérité, connectivité et surtout convaincante. De quoi nous faire espérer avec impatience sa prochaine version coupé cabriolet, à venir l’année prochaine.

Mercedes Classe C : la gamme, les prix
Avantgarde LineBusiness LineAMG Line
Classe C 200 Berline49 550 €50 450 €52 500 €
Classe C 220d Berline52 950 €53 850 €55 900 €

Retrouvez cet article dans le n°268 (août-septembre 2021) de L’Automobile & L’Entreprise.

Mots clefs associés à cet article : Mercedes-Benz, Berline, Essence, Diesel, Véhicule hybride, Nouvelles technologies, Intelligence artificielle, Digitalisation

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