[Vidéo] Essai - Ford Raptor : gentil monstre

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Importé pour la première fois en Europe, ce pick-up venu d’outre-Atlantique est taillé pour le rallye-raid et les escapades en terrains escarpés. Et, bien que les temps ne soient plus aux colosses diésélisés, Ford a quand même parié sur les nombreuses qualités de ce dérivé du Ranger.

Avec ses 5,36 m et ses 2,5 t, l’animal hors norme qui se dresse devant nous nous ramènerait presque à l’ère du Crétacé. Tapi dans la boue, il est à son aise : il faut dire que la glaise est son élément. Tout comme les pentes raides, les sentiers rocailleux, les virages abrupts, les sous-bois denses, la neige épaisse… Bref, l’ensemble des encombres qui feraient trébucher une fragile citadine. Et plus on lui en demande, plus le véhicule encaisse. Intimidante, calibrée pour le off road avec son châssis en acier renforcé basé sur celui du break thaïlandais Ford Everest, la bête se laisse toutefois apprivoiser sans broncher.

Un pick-up qui n’a rien d’un dinosaure

Robuste mais pas farouche, le Ford Raptor sait même se montrer doux grâce à des amortisseurs Fox Racing Shox et des pneus BF Goodrich développés exclusivement pour le modèle. Ainsi, lorsqu’il franchit un obstacle, on se croirait dans les manèges à sensations des (Jurassic) parcs d’attraction, le sentiment de cahotage en moins. Un défi permis par les suspensions donc, mais aussi par six modes de conduite s’adaptant à toutes les surfaces. Notamment le mode Baja, idéal pour les amoureux de rallyes sauvages en pleine cambrousse.

Car, il faut bien se l’avouer, si son cousin le Ranger - élu pick-up de l’année 2020 à Solutrans - fait 60 % de ses ventes aux professionnels (constructeurs et agriculteurs en tête), il n’en sera peut-être pas de même pour le Raptor. Certes, il est plus haut, plus large et plus performant en termes de franchissement. Il est également plus moderne avec son look extrême, sa calandre agressive et son lettrage « Ford » intégré aux grilles remisant le logo au rang de fossile.

Mais sa capacité de charge moindre et son prix de 56 550 euros qui devrait s’alourdir d’un fort malus écologique en font plus un véhicule de loisir s’adressant à une clientèle passionnée et aguerrie. D’autant qu’à ce budget doit s’ajouter la consommation en carburant de ce gros joujou pour baroudeur : en moyenne 12 litres de gazole en pataugeant sur les pistes embourbées.

Quant à ses équipements, ils regroupent des technologies plus ou moins basiques, telles que le démarrage sans clé, l’Active Park Assist ou encore le bien utile assistant démarrage en côte. On déplore néanmoins l’absence d’ouverture automatique des portes, surtout lorsque les poignées sont toutes crottées…

Retrouvez notre essai complet dans le prochain numéro de L’Automobile & L’Entreprise.

Mots clefs associés à cet article : Ford, Pick-up

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