[Vidéo] Essai - Ford Puma : félin pour l’autre ?

Publié le par

Le Puma est un petit fauve particulièrement agile et agressif si on le cherche. Reste à savoir si ces caractéristiques concernent le nouveau SUV citadin de Ford et si, finalement, vous êtes faits l’un pour l’autre…

La Fiesta a beau être pétrie de qualités, elle fait de moins en moins recette. La clientèle souhaitant passer à quelque chose de plus « fun » et facile à vivre. Et avec la multitude de SUV citadins qui inondent le marché, le client n’a que l’embarras du choix ! D’ailleurs, au grand désespoir de Ford, les poids lourds de la catégorie viennent de faire peau neuve, avec les Renault Captur et Peugeot 2008, auxquels on peut même ajouter le fort en gueule Nissan Juke !

Pour se démarquer, le Puma oppose une ligne musclée et personnelle, jouant plus sur le registre de la sympathie que de l’agressivité avec son faciès jovial. Quant à sa gamme, réduite à deux finitions bien loties (Titanium et ST Line X) et à un unique moteur essence décliné en deux puissances, elle ne donnera pas de migraine au moment du choix. Ce SUV Ford fait dans l’art du compromis jusque dans ses dimensions. Sa longueur de 4,20 m étant située juste dans la moyenne.

Idem pour l’intérieur, austère mais sérieux et doté des dernières technologies, avec un grand écran central de 8 pouces proposé en complément d’une instrumentation digitale de 12,3 pouces. Fait rare dans la catégorie. Si la modularité est basique, l’habitabilité est correcte. Mention très bien pour le coffre large et profond, agrémenté d’une « MegaBox » (un espace de rangement logé sous le plancher – très pratique à l’usage – pouvant même se laver au jet, ndlr) et permettant d’offrir jusqu’à 456 litres de chargement. Un record pour le segment !

Gentil fauve

En attendant un diesel de 120 chevaux prévu pour fin 2020, qui fera le bonheur des gros rouleurs et des entreprises, le Puma débute sa carrière avec un pétillant trois-cylindres 1.0 l Ecoboost. Décliné en 125 et 155 chevaux, ce condensé de technologie bénéficie d’une micro-hybridation légère (un alterno-démarreur de 11,5 kW et une batterie 48 V de 10 Ah), mais aussi, et c’est une première sur un tel moteur, de la désactivation d’un cylindre en faible charge. Ceci milite en faveur d’une réduction de 9 % de la consommation à l’accélération, tout en offrant un « effet boost » appréciable ; le moteur étant un peu creux sous les 3 000 tr/min (220 Nm à 1 750 tr/min). Ce qui est sûr, c’est que notre essai de la « grosse » version de 155 chevaux, affichée seulement 1 000 euros de plus que la « petite » 125 chevaux, s’est soldé par une consommation moyenne honnête de 6,5 l/100 km.

Bâti sur une plate-forme de Fiesta, mais doté de voies élargies de 58 millimètres, le Puma reste très agile à l’usage et vire presque à plat dans les virages, permettant de profiter pleinement de relances satisfaisantes (0 à 100 km/h en 9 s – 205 km/h). Mais ce beau dynamisme se fait un peu au détriment du confort, les suspensions restant sèches.

Agréable à vivre et à conduire, ce Puma ne révolutionne pas la catégorie mais il séduit autant par son style que par son homogénéité. Une chose est sûre : la Fiesta ne va pas lui dire merci, et encore moins l’Écosport…

Mots clefs associés à cet article : Ford, Essence, SUV citadin A0

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter
Recherche
NOS EVENEMENTS
    Guide Fiscal 2020

    Le guide de la fiscalité des véhicules d’entreprises, édition 2020, est l’outil indispensable.

    Guide Fiscal 2020
    COMMANDER