[Vidéo] Essai - DS 9 : la reine de la route

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La griffe premium de l’ex-groupe PSA lance enfin sur les routes son nouveau porte-étendard : la routière DS 9. Produit en Chine, ce véhicule mondial imprégné des codes du luxe à la française fait la part belle au confort.

Pari presque tenu pour DS Automobiles. En 2015, au moment de prendre ses distances avec Citroën, la jeune marque premium s’était donné trois ans pour bâtir une gamme cohérente et avait affiché comme ambition de lancer dès lors un nouveau véhicule chaque année. Ainsi, le SUV DS 7 Crossback est apparu sur le marché en 2018, suivi quelques mois plus tard par le DS 3 Crossback et sa version 100 % électrique DS 3 Crossback E-Tense. En toute logique, l’année 2020 aurait dû être marquée par la commercialisation de la berline DS 9. Une étape importante pour les équipes : « DS 9 est un lancement capital pour la marque car on entre avec dans la cour des grands. On va se battre avec nos armes face aux concurrents allemands. Après le succès des SUV, on souhaite le succès de cette grande berline », confiait voilà quelques mois, Sébastien Vandelle alors patron de DS Automobiles France. La dissolution de la co-entreprise PSA-Changan et la réorganisation de l’usine de Shenzen (où est produit le modèle), des retards de production ainsi que la crise de la Covid-19 en ont décidé autrement.

Si le véhicule a bien été présenté l’an passé, sa commercialisation a débuté au printemps 2021 pour des livraisons attendues à l’automne. Soit en même temps que le lancement commercial de la compacte DS 4. Ce qui ne semble pas être un écueil pour les dirigeants de la marque. « Ce ne sont pas les mêmes voitures ! Le double lancement se fera d’autant qu’on ne parle pas aux mêmes personnes. Le taux d’hésitation entre DS 9 et DS 4 doit être extrêmement faible », commente Béatrice Foucher, directrice générale de DS Automobiles. « Ce type de véhicule, de par sa taille, se vend préférentiellement à des acteurs du B to B. On a une cible privilégiée constituée des comités de direction des grandes entreprises mais aussi des particuliers qui achètent le véhicule au nom de leur société », précise-t-elle encore.

Véhicule statutaire

Évoluant sur le segment des routières, la DS 9 en impose. Cette berline est longue de 4,93 mètres (soit autant qu’une Mercedes-Benz Classe E ou une BMW Série 5) et large de 1,93 mètre. Bâtie sur une évolution de la plateforme EMP2, elle propose un empattement de 2,89 mètres. De quoi garantir une excellente habitabilité aux places arrière et ainsi contenter les clients les plus exigeants en la matière : les automobilistes chinois. Stylistiquement, le véhicule reprend à son compte les codes maison comme la calandre DS Wings, les feux de jour à LED « point perle » et les optiques à LED composées de modules diamants tournants à 180 degrés. L’arrière du véhicule, au pavillon fuyant, fait la part belle aux chromes tandis que les traditionnels feux en écailles viennent mordre la malle. Si les poignées de portes sont affleurantes, les vitres arrière demeurent à encadrement (contrairement à celles de sa cousine Peugeot 508). Dommage. Avec sa ligne de toit fuyante, cette DS 9 aurait pu être un joli coupé quatre portes.

À l’intérieur de ce nouveau porte-étendard, les clients de la marque ne seront pas dépaysés. En effet, la DS 9 reprend la planche de bord du DS 7 Crossback. La répartition des commandes (lève-vitres sur la console centrale, réglages des rétroviseurs à gauche du volant, …) et l’implantation des différents éléments (compteurs numériques, écran multimédia de 12,3 pouces, montre BRM, etc.) sont identiques. Un gros travail a néanmoins été effectué pour la conception des ambiances intérieures généreuses en Alcantara ou en cuir. En option à 4 950 euros, l’intérieur Opéra – noir basalte ou rouge rubis – permet de recouvrir entièrement la planche de bord et la console centrale de cuir tandis que les sièges adoptent une sellerie bracelet. Bémol toutefois, en partie basse, la présence de plastiques grainés et d’assemblages parfois approximatifs vient ternir ce tableau.

Confort royal

Conducteurs et passagers se sentiront bien à bord de cette DS 9. À l’arrêt bien sûr, grâce à l’espace disponible, à la qualité de la sellerie et aux différents raffinements proposés (ventilation, chauffage ou massage), mais aussi sur route. Le véhicule offre un excellent niveau de confort à toute vitesse, quel que soit le revêtement de la chaussée. Une prouesse rendue possible grâce au système DS Active Scan Suspension qui, à l’aide d’une caméra placée en haut du pare-brise analyse en permanence l’état de la route et adapte la suspension en temps réel. Le constructeur aimant à présenter cette technologie comme la descendance de la suspension hydropneumatique de jadis. L’auto est également équipée d’un système de conduite semi-autonome de niveau 2 précis pilotant vitesse et trajectoire (correction et maintien dans la voie), et d’une vision nocturne venant s’ajouter au classique arsenal d’Adas bien connu. Cet appréciable confort offert par la DS 9 est également à porter au crédit des motorisations proposées.

Privée de Diesel

DS Automobiles a fait le pari de lancer son véhicule avec un bloc essence de 225 ch et en hybride rechargeable (E-Tense 225, 250 et 360 ch). La capacité des batteries (11,9 kWh) paraît faible pour la catégorie et l’autonomie annoncée (48 kilomètres) moyenne. La consommation est toutefois maîtrisée (5 l/100 km) et la douceur d’utilisation réelle. En revanche, aucun Diesel n’est prévu au catalogue. Un choix assumé. « Deux raisons principales expliquent cela : L’appétence globale qui augmente pour les véhicules électrifiés et les évolutions réglementaires qui ont un effet sur l’intérêt des acheteurs. Concernant les flottes, la valeur résiduelle projetée par les leasers est ainsi très bonne », précise Béatrice Foucher.

Mots clefs associés à cet article : DS Automobiles, Berline, Véhicule hybride rechargeable, limousine

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