Vers une chute vertigineuse du diesel ?

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La part du diesel dans les ventes ne cesse de décroître. Et cela n’est pas près de s’arrêter, selon une nouvelle étude. Un phénomène qui n’est pas sans conséquence sur les émissions de CO2 des flottes et qui complique la vie des industriels pour atteindre les objectifs fixés par l’Europe.

La diminution des ventes de voitures roulant au diesel rend l’atteinte des cibles de réduction d’émissions encore plus problématique.
La diminution des ventes de voitures roulant au diesel rend l’atteinte des cibles de réduction d’émissions encore plus problématique.

Dans son étude automobile annuelle, le cabinet AlixPartners n’est pas confiant pour l’avenir du diesel. Les chiffres, publiés mardi 10 juillet, indiquent que la part du diesel tombera sous la barre des 25 % d’ici à 2020 pour atteindre seulement 5 % du marché automobile européen en 2030, contre 52 % aujourd’hui. En France, elle pourrait même baisser à 4 %. Une chute vertigineuse qui n’est pas sans poser problème aux constructeurs.

Car si le gazole est connu pour ses fortes émissions de particules et d’oxydes d’azote (NOx), il apparaît comme plus vertueux que l’essence sur le dioxyde de carbone (CO2). La diminution des ventes de voitures roulant au diesel rend ainsi « l’atteinte des cibles de réduction d’émissions encore plus problématique, renvoyant l’industrie trois à cinq ans en arrière », écrit le cabinet.

Les amendes vont bientôt entrer en vigueur

Les constructeurs automobiles se retrouvent donc sous la menace de sanctions européennes pour non-respect des nouvelles normes prévues pour 2021 (ramener les émissions de CO2 à 95 g/km). « Les constructeurs ont amélioré leurs performances d’émissions d’un à deux grammes par kilomètre d’année en année. Avec l’abandon du diesel, la flotte européenne devra réduire d’environ cinq grammes de plus ses émissions de CO2 pour atteindre les objectifs fixés pour 2021. Les amendes pour émissions excessives de CO2 (95 euros par gramme de CO2 et par véhicule vendu, NDLR) vont bientôt entrer en vigueur et peuvent représenter plusieurs centaines de millions d’euros par constructeur », rappelle le cabinet d’études.

En réponse, les industriels investissent massivement dans les véhicules électriques. Le montant global alloué à cette technologie alternative devrait atteindre autour de 255 milliards d’euros entre 2018 et 2022. Près de 200 nouveaux modèles seraient lancés dans les prochaines années, selon AlixPartners.

Mots clefs associés à cet article : Diesel, CO2, NOx

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