Vers une alliance Fiat/PSA ?

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Selon des informations confirmées ce mercredi matin par un communiqué laconique de PSA, les deux groupes pourraient fusionner. Une union qui engendrerait une entreprise valorisée à environ 45 milliards d’euros.

Vers une alliance Fiat/PSA ?

«  Des discussions sont en cours en vue de créer l’un des principaux groupes automobiles mondiaux », a fait savoir ce mercredi matin le groupe PSA dans une annonce succincte de trois lignes. Le sujet du colloque : un éventuel mariage entre le groupe automobile français, exploitant des marques comme Peugeot ou Citroën, et la société italo-américaine Fiat Chrysler, qui il y a quelques mois avait déjà envisagé de se fiancer avec Renault, mais sans succès.

Si les négociations aboutissaient cette fois à un accord, le tandem Fiat/PSA s’inscrirait alors comme la quatrième plus grosse entité du secteur automobile, derrière Volkswagen et Toyota notamment. Un groupe à 50 milliards de dollars (soit 45 milliards d’euros) qui devrait être dirigé par Carlos Tavares, actuel président du directoire de PSA. Ce dernier enfilerait la casquette de directeur général. Le patron de Fiat Chrysler (FCA) et héritier de la dynastie Agnelli, John Elkann, pourrait quant à lui piloter le conseil d’administration… si tant est que les échanges qui se tiennent en ce moment se concrétisent en alliance.

Le syndicat FO soutient ce rapprochement

Dans un communiqué, la première organisation syndicale du groupe PSA se montre contre toute attente plutôt favorable à ce projet. Rappelant que le rachat d’Opel a permis au groupe PSA de vendre 3,88 millions de véhicules l’an dernier, soit 6,8 % de plus qu’en 2017, FO semble persuadé du bien-fondé de cette union PSA/Fiat. « Compte tenu des mutations profondes du secteur automobile, notamment des conséquences de la transition énergétique, il est préférable pour un groupe de produire neuf millions de véhicules par an plutôt que quatre » a déclaré Olivier Lefebvre, délégué syndical central de FO PSA.

Pour autant, le syndicat assure se montrer « particulièrement vigilant sur l’impact social de ce projet et de ses conséquences pour tous les salariés  ». Car « la qualité du climat et du dialogue social sera un facteur clé pour permettre au groupe PSA de mener sereinement les discussions avec FCA », prévient Olivier Lefebvre. Qui pense également que l’enjeu, pour le groupe PSA, résidera dans le fait de « conserver la maîtrise opérationnelle et industrielle de la nouvelle entité  ».

Mots clefs associés à cet article : PSA, FCA - Fiat Chrysler Automobiles, Multinationales

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