Ventes de VP en Europe : en juin, le marché endigue son hémorragie

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En juin 2020, les immatriculations de voitures particulières neuves dans l’UE totalisaient 949 722 unités, soit une baisse de 22,3 % par rapport à juin 2019. Sur l’ensemble du premier semestre 2020, le marché enregistre, lui, un repli de 38,1 %.

Si tous les marchés de l’UE ont continué d’afficher des contractions de ventes importantes en juin, la France fait figure d’exception. © DR
Si tous les marchés de l’UE ont continué d’afficher des contractions de ventes importantes en juin, la France fait figure d’exception. © DR

Le pire est-il derrière nous ? Les ventes de véhicules particuliers neufs dans l’Union européenne se sont en tout cas tellement accélérées en juin que le nombre d’immatriculations sur ce mois s’établit au niveau de celui de janvier et de février 2020, avant la crise sanitaire mondiale. Selon les observations de l’ACEA, les deux premiers mois de l’année avait en effet comptabilisé respectivement 956 779 et 957 052 mises à la route contre un volume de 949 722 unités en juin 2020.

Par rapport au même mois de l’année dernière, lorsque 1 222 942 voitures avaient été vendues, cela correspond à un recul de 22,3 %. Un retour des acheteurs en concessions bien plus que significatif qu’au mois de mai 2020, où la baisse annuelle atteignait 52,3 % ! Grâce à cette belle remontée, le marché automobile de VP neufs en Europe marque une évolution de – 38,1 % sur l’ensemble du premier semestre 2020. Un déclin moins catastrophique que ne le laissaient présager les projections émises juste après le déconfinement de mai.

Meilleur mois de ventes en France

Si tous les marchés de l’UE ont continué d’afficher des contractions de ventes importantes en juin – en témoignent les chiffres de l’Espagne (- 36,7 %), l’Allemagne (- 32,3 %) et l’Italie (- 23,1 %) –, la France fait figure d’exception. Sur le territoire national, les immatriculations de juin ont en effet largement dépassé celles de janvier et février 2020.

Alors que ces deux premiers mois affichaient 134 229 et 167 782 mises en circulation, le mois dernier se hisse à 233 814 unités. Par rapport au mois de juin 2019, cela constitue une revalorisation de + 1,2 %, l’an dernier à la même période n’ayant pas fait aussi bien avec 230 964 immatriculations. Pour retrouver un aussi bon mois de ventes, il faut remonter à juin 2018 et ses 252 222 voitures particulières écoulées sur le marché tricolore… Un record !

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Cette bonne santé tiendrait cependant à la flopée d’incitations financières voulues par le gouvernement pour stimuler les ventes de véhicules à faibles émissions. Primes à la conversion, bonus écologique ou encore promotions ponctuelles de la part des constructeurs portent donc les ventes automobiles… Mais pour combien de temps ? L’été sera-t-il le fossoyeur de ce regain de couleurs pour l’offre hexagonale ? Ce sursaut n’est-il que l’ultime spasme d’un marché à l’agonie ? Possible quand on voit que, entre janvier et juin, les quatre principaux marchés de l’UE accuse des replis à deux chiffres (France comprise). L’Espagne voit ses ventes se rétracter de 50,9 % sur le premier semestre, tandis que l’Italie voit ses immatriculations se recroqueviller de 46,1 %, la France de - 38,6 % et l’Allemagne, - 34,5 %. Loin devant les marchés les moins impactés : la Suède (- 25,1 %) et la Finlande (21,4 %).

Mots clefs associés à cet article : Marché VP, Marché Europe, Véhicule neuf (VN), ACEA, Coronavirus Covid-19

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