Un Français à la tête d’Alfa Romeo en Europe

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Bien connu chez… PSA, Arnaud Leclerc vient d’être promu chez FCA, où il devient responsable de la marque Alfa Romeo pour la zone EMEA. Un challenge considérable dans la mesure où la marque a disparu des radars de vente ces dernières années.

Arnaud Leclerc élargit sa zone d'influence chez Alfa Romeo à la zone EMEA. (© Alfa Romeo)
Arnaud Leclerc élargit sa zone d'influence chez Alfa Romeo à la zone EMEA. (© Alfa Romeo)

Le groupe FCA (Fiat Chrysler Automobiles) annonce la promotion d’Arnaud Leclerc à la direction de la marque Alfa Romeo pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Il était à la tête de la marque au Royaume-Uni et en Irlande depuis 2018. Diplômé de l’université Paris-Dauphine, il a débuté sa carrière chez Honda, avant de passer de longues et fructueuses années au sein du groupe PSA, notamment de plusieurs filiales européennes de Citroën. Succédant à Alberto Cavaggioni, il en référera directement à Pietro Gorlier et, par extension, à Tim Kuniskis, directeur de la marque à l’échelle mondiale.

Quelles sont les chances de survie d’Alfa Romeo ?

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Le SUV Tonale et sa version PHEV représentent les symboles du nouveau plan de relance d’Alfa Romeo.

Cette promotion relève aussi du challenge tant la marque Alfa Romeo est en difficulté. En Europe, elle a vendu, en 2019, 50 830 voitures, en recul de 36 %. C’est moins que Lancia (58 903 unités), qui ne vend plus que l’Ypsilon sur le marché italien ! Et les perspectives sont mauvaises, car la marque n’a pas été dotée des motorisations permettant de répondre aux nouvelles normes d’émissions. En France, la marque végète aux alentours de 3 500 ventes, dix fois moins qu’au temps de sa splendeur. Au niveau mondial, le tableau est encore moins réjouissant, affichant 79 000 immatriculations, soit un recul de 31 %. Loin de l’objectif du plan 2022, qui fixe un volume de 400 000 voitures. Un objectif initialement fixé pour 2018, mais reporté tant la marque a été délaissée, victime de sous-investissement et parfois d’une surévaluation de son image.

Aujourd’hui, après de longues années de descente aux enfers (plan produits erratique, lancements saccagés…), une nouvelle tentative de renaissance est évoquée, dont les premiers jalons seront le lancement du SUV Tonale et les restylages des Giulia et Stelvio, en attendant un B-SUV électrifié, sous réserve des choix pris dans le cadre de la fusion entre FCA et PSA. On ignore encore quelle place Alfa Romeo pourrait obtenir dans ce nouvel ensemble, sachant que Maserati est aussi en difficulté et que la crise du coronavirus n’ouvre pas de perspectives très réjouissantes sur le front des investissements et des plans de relance.

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Cette année, en 2020, Alfa Romeo va célébrer ses 110 ans tout en jouant sa survie.

Mots clefs associés à cet article : Alfa Romeo, SUV, Marché Europe, Économie, PSA, FCA - Fiat Chrysler Automobiles, Véhicule électrifié , Coronavirus Covid-19

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