Triballat Noyal : vers une flotte bio

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Pionnier du bio, le groupe agroalimentaire Triballat Noyal suit une démarche de responsabilité sociétale depuis plus d’une décennie. Un engagement qui se retrouve au niveau de la flotte de l’entreprise.

Le groupe Triballat compte 350 véhicules dans son parc.
Le groupe Triballat compte 350 véhicules dans son parc.

Si le nom Triballat n’est pas forcément identifiable par le grand public, les marques exploitées par ce groupe familial créé en 1951 le sont davantage. Sojasun, Vrai, Petit Billy et une dizaine d’autres sont ainsi à attribuer à cette société qui génère près de 242 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. Mais c’est sur un autre plan que Triballat se distingue. L’entreprise est depuis 1976 engagée dans l’agriculture biologique. Un positionnement renforcé au fil des ans avec notamment la mise en place d’une filière soja garantie sans OGM, la réduction des emballages, le développement des sources d’énergie renouvelables…

Un engagement qui n’a pas épargné la flotte de l’entreprise. Le groupe a fait partie des premiers utilisateurs de véhicules électriques à la fin des années 1990, et en 2005 il convertissait une partie de sa flotte au biodiesel. « Le transport de marchandises et de personnes sont des activités significatives chez nous. Nous avons essayé de réduire nos impacts et de trouver des solutions » explique Jean-Marc Lévêque, responsable RSE de l’entreprise. Des initiatives parfois compliquées à mettre en œuvre. « La fiabilité des Saxo et 106 électriques était assez hasardeuse. On sentait que c’étaient les premiers pas. On a pu tester aussi des diesels équipés d’accessoires censés réduire la consommation qui n’étaient pas au point » confirme Jean-Philippe Gautier, responsable du parc de l’entreprise.

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L’engagement dans le développement durable de Triballat dépasse la flotte.

Des expériences qui n’ont pas remis en question la volonté du groupe. « Nous avons une flotte un peu hétéroclite car nous avons tenté différents constructeurs, modèles et technologies. La recherche de véhicules plus respectueux de l’environnement fait clairement partie de notre car policy, commente Jean-Marc Lévêque. Nous n’avons pas forcément de charte, mais nous restons curieux et prêts à tester. Nous avons la chance d’avoir une direction qui nous laisse prendre l’initiative et nous soutient dans ces choix. Chaque fois qu’on le peut, on renouvelle des flottes et on améliore la transition énergétique de la flotte. »

Un accueil froid

Si la direction est clairement favorable à cette mutation, l’adhésion des collaborateurs, elle, n’a pas été immédiate. « Pour certains professionnels, tels les commerciaux, la voiture reste un symbole assez fort de leur métier. Ils n’ont donc pas été les premiers à sauter sur les hybrides. On nous disait que les Prius étaient moches, avoue le responsable RSE. De la même manière, en matière d’éco-conduite sur les poids lourds, l’accueil n’a pas été chaleureux. »

Une hostilité que les deux hommes tempèrent. « Les collègues ont assez vite compris l’intérêt de la démarche et se sont pris au jeu. Aujourd’hui, on a des performances en matière d’éco-conduite tout à fait honorables. Cela fait aussi quelques années que l’on a dépassé l’accueil un peu froid réservé aux hybrides. Mais il faut du temps pour que la sensibilisation fonctionne et que les produits soient à la hauteur », précise Jean-Marc Lévêque.

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Pour ses prochains poids lourds Triballat s’intéresse au bioGNV.

Aujourd’hui, le groupe qui participe au programme « Objectif CO2 » de l’Ademe affiche ses ambitions. « Nous avons fixé un seuil maximum d’émissions par catégorie de véhicule. Notre dirigeant souhaite aussi que la part de véhicules moins polluants passe de 13 à 25 % dans les trois ans », explique le responsable du parc. L’entreprise pourra s’appuyer sur un certain nombre de leviers. « À côté de nos sites, il y a des initiatives d’installation de stations délivrant du GNV produit à partir de biométhane. Et dans la région de Rennes, Engie travaille sur un programme de véhicules roulant à l’hydrogène. Nous sommes prêts à les tester », poursuit-il.

Un investissement pour l’entreprise, qui n’y voit pour l’heure pas de gains financiers. « Le diester nous coûte plus cher, les économies de carburant sur les électriques ne compensent pas le prix d’achat plus élevé. Les gains se font surtout en termes d’image. C’est aussi une question de cohérence par rapport au positionnement de l’entreprise », conclut le responsable RSE.

Mots clefs associés à cet article : Véhicules à faibles émissions

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