Transition énergétique : la feuille de route de l’Etat pour le véhicule et la mobilité

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Annoncé en novembre par le Président de la République et le ministre de la Transition écologique et solidaire, le Gouvernement a publié le 25 janvier dernier l’intégralité du projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui constituera le fondement de l’avenir énergétique de la France pour les prochaines années.

Transition énergétique : la feuille de route de l'Etat pour le véhicule et la mobilité

La PPE se traduit en une feuille de route, d’abord à l’horizon 2023, puis 2028. Pour le secteur des transports, l’Etat maintient sa volonté d’aller vers les mobilités douces et des véhicules zéro émission. La stratégie de développement de la mobilité propre (SDMP) soutient «  une électrification  » du parc automobile, « trois fois plus efficace que les solutions thermiques en termes de rendements énergétiques, en particulier pour les véhicules particuliers ». Dans le détail, les objectifs annoncés sont les suivants :

  • multiplication par 5 des ventes de véhicules électriques en 2022 pour atteindre 1,2 million d’unités en 2023 ;
  • 27 % de VP électriques et 7 % de VP hybrides rechargeables dans les ventes d’ici à 2028, puis respectivement de 35 % et 10 % en 2030.

Des efforts importants sont également demandés quant à l’efficacité des véhicules, pour atteindre un niveau de 4l/100km dans les ventes en 2030.

Vers une évolution des parts modales et du taux d’occupation des véhicules

En parallèle de l’évolution du mix énergétique, le Gouvernement souhaite une diminution de la part modale de la voiture de 5 points, pour multiplier par 4 l’usage du vélo et faire progresser la part des transports en commun de 3 points. Et si La mobilité voyageurs doit croître de 7 % entre 2015 et 2028, en lien avec la croissance économique et démographique, le taux d’occupation des véhicules devra lui aussi évoluer de 1,63 occupant par VP en moyenne en 2015 à 1,69 en 2028. Ainsi, «  si les transports collectifs croissent de 24 % et si la pratique du vélo quadruple, la mobilité en voiture particulière n’augmente que de 2 % entre 2015 et 2028, et le trafic en voitures particulières baisse de 2 %, grâce à l’augmentation du taux d’occupation des véhicules », prédit la PPE.

« Baisser la consommation dans les transports passe également par le déploiement des transports en commun et l’augmentation de la charge moyenne d’un véhicule, que ce soit par le covoiturage pour les passagers ou par l’optimisation du transport de marchandises », insiste le projet. Du côté du transport de marchandises, tous modes confondus, il devrait augmenter de 15 % d’ici à 2028. Avec un taux de chargement des poids lourds passant de 9,75 à 10,40 tonnes, le trafic n’augmenterait ainsi que de 8 %. Le trafic de véhicules utilitaires légers serait lui en hausse de 8 %.

Les moyens à disposition

Prise dans sa globalité, « cette action prendra de nombreuses formes : il faut changer de véhicules, de modes de transport et l’aménagement de nos lieux de vie ». Pour atteindre les objectifs fixés, l’Etat compte s’appuyer notamment sur différentes mesures du projet de loi d’orientation des mobilités, notamment le forfait « mobilités durables », et entend lever « les freins au développement du véhicule électrique  ». Parmi les moyens concrets à disposition : l’extension de la prime à la conversion pour atteindre un million de bénéficiaires d’ici 2022, un dispositif de suramortissement renforcé pour le PL, le maintien du de bonus/malus avec la baisse du seuil de déclenchement du malus même après le passage à la nouvelle norme WLTP...

Enfin, pour accompagner la filière automobile, le PPE prévoit le déploiement de 100 000 points de recharge publics sur le territoire en 2022. Une simulation montre que « 2,2 millions de bornes de recharge sont nécessaires, à terme, pour couvrir les besoins de l’ensemble des véhicules (hors recharge puissance modérée), ce qui correspond à un ratio de 6,5 bornes pour 100 véhicules, soit une borne pour 15 véhicules. Cela inclut 0,8 bornes pour 100 véhicules pour la recharge d’une puissance de 22 kW/de forte puissance », indique le rapport.

Pour l’ensemble des énergies, le déploiement des infrastructures de recharge pour carburants alternatifs devrait s’établir comme suit :

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