Transition énergétique : l’État encouragé à soutenir le développement du véhicule électrique

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Une étude commandée par le ministère de la Transition écologique à France Stratégie appuie le caractère incontournable du véhicule électrique dans la transition énergétique des transports et pose les bonnes pratiques pour son développement.

Le développement du nombre de bornes de recharge est une condition nécessaire mais pas suffisante au développement du véhicules électrique.
Le développement du nombre de bornes de recharge est une condition nécessaire mais pas suffisante au développement du véhicules électrique.

Pour respecter l’objectif de son plan climat, à savoir la neutralité carbone à l’horizon 2050, l’État se doit d’encourager le développement de véhicules plus propres. Dans cette optique, le ministère de la Transition écologique et solidaire a missionné France Stratégie pour effectuer une étude de parangonnage des politiques publiques mises en place dans les pays les plus engagés dans la transition vers un véhicule propre.

Sans grande surprise, celles-ci sont dans leur majorité tournées vers le développement du véhicule électrique car il représente l’alternative sans émissions au véhicule thermique la plus pertinente en l’état actuel des technologies de motorisation.

Les politiques publiques indispensables au développement du véhicule électrique

Les auteurs de l’étude ont ainsi analysé les politiques publiques d’un certain nombre de pays, en particulier celles de la Norvège, des États-Unis (pour la Californie) et de la Chine. Si l’on sait déjà que l’augmentation de l’autonomie favorise la diffusion du véhicule électrique et que le développement de ce dernier reste soumis à celui d’infrastructures de charge adaptées, le rapport met en évidence l’importance des incitations gouvernementales et d’une politique de la demande pour lancer une technologie qui représente une réelle opportunité industrielle. L’exemple des Pays-Bas, où la baisse des subventions a entraîné la division par quatre des ventes de véhicules sans émissions entre 2015 et 2017, témoigne de cette importance.

Le rapport préconise donc la poursuite de la politique du bonus-malus et une modulation en fonction de l’autonomie des véhicules, voire des revenus. La R&D doit également être soutenue, en particulier celle visant à l’amélioration des batteries.

Des incitations indirectes doivent aussi être mises en place (gratuité des péages, tarifs de stationnement favorables aux véhicules sans émission, etc.) et les quotas imposés aux constructeurs, renforcés. Les ventes aux flottes sont par ailleurs identifiées comme un levier de développement, mais les analystes estiment que tant que la question de l’autonomie ne sera pas résolue elles ne décolleront pas véritablement. Enfin, le rapport insiste sur la nécessité de permettre aux ménages à plus faibles revenus d’accéder au véhicule électrique. Il préconise pour cela de développer un marché de l’occasion des véhicules électriques en garantissant les batteries suffisamment longtemps.

Le rapport complet est disponible surle site de France Stratégie.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Électricité

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