Trajets domicile-travail : la voiture perd du terrain face à la mobilité douce

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Alphabet France s’intéresse à la mobilité des actifs français. Ainsi, comme chaque année, l’entreprise dévoile son baromètre des usages, réalisé avec l’institut de sondage Ifop. Il en ressort que si la voiture demeure le moyen de transport privilégié de 7 salariés sur 10, elle ne cesse de perdre du terrain…

L’apparition de nouveaux engins de mobilité a d’ailleurs porté un coup de frein à l’usage des transports en commun.
L’apparition de nouveaux engins de mobilité a d’ailleurs porté un coup de frein à l’usage des transports en commun.

Sans souligner un véritable tournant dans les modes de déplacements adoptés par les actifs pour se rendre au bureau, les chiffres du baromètre « Entreprise et Mobilité » 2019* d’Alphabet/Ifop sont probants. Et en particulier ceux évaluant la durée moyenne des trajets domicile-travail : environ 23 minutes et 18 km.

Des chiffres qui diffèrent selon la taille de l’agglomération et la région d’habitation. Ainsi, c’est en région parisienne que le temps perdu en déplacement paraît le plus long, avec plus de 30 minutes pour 38,6% des personnes interrogées. Pour autant, 90% des actifs français passent moins de 10 heures par semaine à effectuer un trajet domicile-travail.

La voiture et les transports en commun reculent, les mobilités douces augmentent

Si l’automobile reste le moyen de transport le plus plébiscité par les actifs français (72%), sa popularité s’avère en recul de 4 points par rapport à 2018 et 9 par rapport à 2017. Quant à observer le détail des motorisations des véhicules, on constate que le thermique a encore la primeur : 75% contre 22% pour de l’électrique ou de l’hybride.

Néanmoins, une conscience climatique et des engagements des entreprises en faveur des mobilités durables – 50% des actifs déclarent en effet avoir la possibilité de bénéficier de solutions et/ou de services respectueux de l’environnement via leur société – amènent de plus en plus d’actifs à opter pour les « transports doux ». Par conséquent, on compte presque 40% d’utilisateurs de vélo, de trottinette électrique et de marcheurs confondus.

L’apparition de nouveaux engins de mobilité a d’ailleurs porté un coup de frein à l’usage des transports en commun, en chute de trois points (de 27 à 24%). Et même si le remboursement des titres de transport est la première solution de mobilité proposée par les entreprises, les retards et les grèves à répétition détournent logiquement les actifs du métro, du bus et du train.

Un impact sur la productivité

Des couacs récurrents, mais aussi des embouteillages sur les routes, qui expliquent sans doute pourquoi 14% des sondés estiment que leurs trajets professionnels impactent négativement leur qualité de vie au travail. La première cause de ce ressentiment : la perte de temps à 64%. Suivi du stress dû à la fréquentation accrue à 56% ou encore du manque de ponctualité engendré à 43%.

À l’inverse, pour les 38% d’actifs voyant dans leurs trajets domicile-travail un aspect positif, figure comme premier avantage le confort (39%) mais aussi le moyen de faire du sport (37%). Pédaler, patiner ou piétiner : une manière de palier à la sédentarité croissante induite par nos métiers.

* Étude en ligne réalisée par l’Ifop pour Alphabet France du 9 au 15 septembre 2019 auprès de 1 005 Français actifs de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’individu).

Mots clefs associés à cet article : Alphabet, Véhicule électrique, Vélo, Mobilité durable, Enquêtes, Trajets domicile-travail

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