Trajets domicile-travail : opportunités et risques pour l’entreprise

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Davantage régulés par l’État, les trajets domicile-travail sont devenus un véritable enjeu économique, environnemental et social. Mais comment sont-ils perçus par les employeurs et qu’attendent les salariés ? C’est à cette question qu’a tenté de répondre l’association PSRE (Promotion et suivi de la sécurité routière en entreprise) avec un nouveau sondage Ifop*.

Pour changer de mobilité, les actifs plébiscitent notamment l’aide de leur employeur.
Pour changer de mobilité, les actifs plébiscitent notamment l’aide de leur employeur.

Selon les résultats dévoilés le 6 juin dernier, deux tiers des actifs prennent leur voiture en solo pour se rendre au travail. Un chiffre en baisse de seulement 3 points depuis 2009. En parallèle, on apprend que la durée moyenne des trajets est en hausse de 6 minutes et dépasse désormais la demi-heure. « Ce qui n’est pas sans conséquence sur le bien-être, la fidélisation et le temps de travail effectif, note PSRE. Par ailleurs, plus le temps de transport est long, plus l’exposition au risque d’accident est élevée. »

Les attentes des salariés

Dans cette situation, 82 % des sondés déclarent vouloir utiliser un autre moyen de déplacement : transports en commun (18 %), vélo (16 %) ou covoiturage (14 %). Pour ce faire, plusieurs mesures devraient être prises comme un ajustement des cadences et des dessertes pour les transports. Les actifs plébiscitent également l’aide de leur employeur pour l’acquisition et l’entretien d’un vélo électrique ou l’organisation du covoiturage à l’échelle de l’entreprise.

La LOM vue comme une opportunité

Mais pour le moment, les dirigeants semblent davantage sensibilisés à l’aide qu’ils peuvent apporter à leurs salariés en matière d’informations sur les conditions de circulation (34 %) et d’aménagement des horaires de travail (36 %) qu’au covoiturage (2 %) ou à la réduction des déplacements par la mise en place de facilités (5 %). Ils sont 25 % à penser que la loi d’orientation des mobilités sera une incitation forte à une prise de conscience sociale et environnementale. À ce titre, elle ne devrait pas se traduire par une nouvelle charge (34 %) mais risque tout de même de créer des obligations complexes à mettre en œuvre (27 %).

Responsabilité de l’employeur

Enfin, 47 % des dirigeants interrogés estiment que leur responsabilité ne peut pas être engagée en cas d’accident d’un salarié sur le trajet domicile-travail. Cette opinion, qui a très peu évolué en dix ans, est fausse. La responsabilité de l’employeur peut être engagée dans des cas précis comme la survenance d’un accident après consommation d’alcool sur le lieu de travail, en cas de retour tardif au domicile ou de communication téléphonique avec l’entreprise sur la route.

* Étude Ifop pour PSRE réalisée auprès de 2 000 salariés et 400 dirigeants d’entreprise du 23 janvier au 8 février 2019.

Mots clefs associés à cet article : Covoiturage, Vélo, Transports en commun, Loi d’orientation des mobilités (LOM), Trajets domicile-travail

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