Entretien avec Théophane Courau, président de Fatec Group

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Théophane Courau, président de Fatec Group.
Théophane Courau, président de Fatec Group.

L’Automobile & L’Entreprise : Quel a été le bilan de Fatec en 2017 ?
Théophane Courau : Nous avons réalisé plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2016. Une grande partie de ce CA correspond à de la facturation de dépenses d’entretien que nous avons effectuées pour le compte de nos clients. Si nous ne considérons que les opérations où nous réalisons de la marge, notre CA a été de 5,6 millions d’euros. À ce jour nous avons près de 40 000 véhicules en gestion, dont 4 000 véhicules industriels (les plus de 3,5 t) et une cinquantaine de clients.

A&E : Vous avez lancé en début d’année un nouveau service, Just Repair. Pouvez-vous nous en parler ?
TC :
Nous sommes partis du constat que dans 95 % des cas les restitutions en fin de contrat LLD donnaient lieu à des frais de remise en état et que ceux-ci étaient très élevés, entre 600 et 900 euros hors taxes. Nous avons décidé de lancer une offre qui cible cette problématique en nous appuyant sur notre expertise technique. Nos techniciens sont en effet capables d’assurer un suivi de l’état des véhicules et de challenger les partenaires des loueurs sur les tarifs qu’ils imposent. Cela permet à nos clients de réaliser des économies substantielles.

A&E : Pour quel prix ?
TC :
Nos honoraires sont fixés en fonction des emplois temps plein que nous allons devoir mobiliser pour procurer les services auxquels va souscrire notre client. Bien sûr, plus il y a de prestations, plus ils seront élevés.

A&E : Quels sont les axes de développement et les ambitions de Fatec pour les années à venir ?
TC :
Nous travaillons autour de trois axes. Le premier est le développement de notre activité autour des véhicules industriels. Ils représentent aujourd’hui 10 % de la flotte totale que nous gérons mais près de 20 % de notre activité en raison des coûts plus importants auxquels ils sont associés. C’est un marché qui est une sorte de laboratoire puisque plus exigeant. Le deuxième axe c’est un plan de transformation de l’entreprise qui nécessite des investissements dans le développement de nos systèmes d’information. C’est un enjeu important pour maintenir la qualité de nos bases de données et process, donc notre valeur ajoutée. L’année dernière nous y avons investi 900 000 euros. Enfin notre troisième axe est d’accompagner l’évolution du métier de gestionnaire et d’être proactif sur les nouvelles formes de mobilité comme l’auto-partage, les débouchés permis par les avancées en matière de télématique, etc. De manière générale, quand je suis arrivé dans l’entreprise il y a cinq ans, mon ambition était de doubler la taille de l’entreprise. Aujourd’hui, nous avons déjà augmenté notre masse salariale de 50 %.

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