TCO : l’électrique bientôt moins cher que la combustion ?

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Après l’indice CarCost de LeasePlan pour 2017, une étude Bloomberg estime que les coûts d’exploitation des voitures électriques vont fortement évoluer par rapport à ceux des moteurs à combustion.

D’ici à 2030, le coût de la batterie ne devrait pas dépasser 18 % du coût d'exploitation, selon les prévisions.
D’ici à 2030, le coût de la batterie ne devrait pas dépasser 18 % du coût d'exploitation, selon les prévisions.

Le marché du véhicule électrique est en forme : + 9,1 % de ventes depuis le début de l’année 2018. Néanmoins, beaucoup s’interrogent encore sur l’intérêt de passer à l’électromobilité d’un point de vue financier. Une problématique qui tendrait à disparaître d’ici à 2026, selon une récente étude Bloomberg.

Les analystes affirment en effet que les coûts d’exploitation des voitures électriques vont fortement évoluer dans les prochaines années. Dans moins de dix ans, ils seront moins élevés que pour les moteurs à combustion. Un effet dû au faible nombre de pièces d’usure installées dans le moteur et à la chaîne cinématique. Il n’y a pas de couplage et moins de fluides, ce qui réduit encore plus les coûts.

Le groupe financier américain prévoit également une baisse du prix des batteries, un poste qui représente actuellement 42 % des coûts d’exploitation totaux. D’ici à 2030, il ne devrait pas dépasser 18 % selon les prévisions. De son côté, Statista estime que le coût d’une batterie ne sera plus que de 108 euros par kilowattheure en 2020, contre 275 euros en 2015.

La recharge moins chère qu’un plein

Si l’on compare les prix moyens de l’essence et de l’électricité (environ 1,50 euro par litre de super et 28 centimes par kilowattheure), il apparaît clairement que, pour une même gamme, les coûts de chargement sont généralement inférieurs à ceux d’un réservoir plein. Selon l’enquête EV Driver de NewMotion, la voiture électrique la plus populaire en Europe, la Renault Zoe, consomme 14,6 kWh aux 100 kilomètres selon NEDC. À 28 centimes par kilowattheure, cela ne représente que 4,09 euros par 100 kilomètres.

« Si on ajoute à cela les différentes économies en matière de taxes et d’assurance, le coût total d’un véhicule électrique se révèle d’ores et déjà compétitif à l’usage et ce, pour les particuliers comme pour les entreprises. Une tendance qui devrait se confirmer dans les années à venir avec la production toujours croissante de véhicules électriques », estime NewMotion.

Les objectifs ambitieux de la France

Car si l’État a décidé de maintenir le bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique à 6 000 euros, assorti d’une prime à la conversion sous conditions, c’est que le tout récent « contrat stratégique de la filière automobile » élaboré par les ministères de l’Économie, de l’Environnement et des Transports avec les entreprises de l’automobile vise une multiplication par cinq des ventes de véhicules 100 % électriques d’ici à 2022 dans l’Hexagone. L’objectif est de vendre environ 150 000 véhicules 100 % électriques (utilitaires compris) sur le marché français dans les cinq ans à venir.

Pour cette date, le Gouvernement vise 600 000 véhicules électriques en circulation, auxquels s’ajouteraient 400 000 hybrides rechargeables.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Véhicule hybride, Marché Flottes, Batteries, Électricité

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