Stratégie européenne de développement des carburants "propres"

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La Commission européenne a annoncé début février dernier un ensemble de mesures visant à mettre en place, dans toute l’Europe, des stations pour les carburants de substitution, et à fixer des normes communes encadrant leur conception et leur utilisation. Jusqu’à présent, les initiatives ont surtout porté sur les carburants et sur les véhicules, et non sur leur distribution. Les mesures d’incitation ont été mal coordonnées et insuffisantes.
Les carburants propres se heurtent en effet à trois principaux obstacles : le coût élevé des véhicules, la faible réceptivité des consommateurs et le manque de bornes de recharge et de stations de ravitaillement.

Les principales mesures proposées sont les suivantes :
- Électricité : la proposition de la Commission prévoit d’imposer, dans chaque État membre, un nombre minimum de points de recharge, utilisant une prise standard (voir le tableau ci-joint). Le but est de mettre en place un nombre suffisant de points de recharge pour que les constructeurs automobiles puissent se lancer dans une production de masse, à des prix raisonnables. Et une prise commune à toute l’Union représente un élément indispensable au déploiement de ce carburant. Pour dissiper les incertitudes du marché, la Commission a annoncé aujourd’hui que la prise de « type 2 » servirait de prise standard commune dans toute l’Europe.
- Hydrogène : il existe déjà un nombre important de stations de ravitaillement en Allemagne, en Italie et au Danemark, certaines d’entre elles n’étant toutefois pas ouvertes au public. Des normes communes doivent encore être fixées pour certains composants, tels que les tuyaux pour combustibles. Cela s’appliquera aux 14 États membres qui disposent à l’heure actuelle d’un réseau d’hydrogène.
- Biocarburants : les biocarburants représentent déjà près de 5 % du marché. Ils sont mélangés à des carburants classiques et n’ont pas besoin d’infrastructures spécifiques. Le défi majeur sera d’assurer le caractère durable de ces carburants.
- GNL : le gaz naturel liquéfié est également utilisé par les poids lourds, mais l’UE ne compte que 38 stations de ravitaillement. La Commission propose que, d’ici 2020, des stations de ravitaillement soient installées tous les 400 km le long des routes du réseau central transeuropéen de transport.
- GNC : le gaz naturel comprimé est utilisé principalement par les voitures. À l’heure actuelle, un million de véhicules utilisent ce carburant, soit 0,5 % de la flotte – le secteur entend multiplier ce nombre par dix d’ici 2020. La proposition de la Commission prévoit que, d’ici 2020, des points de ravitaillement ouverts au public, répondant à des normes communes, soient disponibles dans toute l’Europe, à des intervalles ne dépassant pas 150 km.
- GPL : gaz de pétrole liquéfié. Aucune action n’est prévue pour le GPL, l’infrastructure de base étant déjà établie.
À noter que les États membres pourront mettre en œuvre ces changements sans nécessairement augmenter leurs dépenses publiques : « ils pourront notamment modifier leurs réglementations nationales pour encourager les investissements et la participation du secteur privé.  » L’aide de l’UE est d’ores et déjà disponible au titre des fonds RTE-T, du Fonds de cohésion et des Fonds structurels.
Source : Enerzine.

Mots clefs associés à cet article : Union européenne

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