Stellantis publie de robustes résultats au titre de 2020

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FCA et PSA ont publié leurs résultats de 2020 et, dans le cadre de la fusion, cela porte Stellantis à un volume de près de 6 millions de véhicules vendus pour un chiffre d’affaires de 147 milliards d’euros. Et la guidance 2021 est plutôt positive.

Si le chantier de l'intégration de Stellantis reste pharaonique, la fusion part sur de bonnes bases. © Stellantis
Si le chantier de l'intégration de Stellantis reste pharaonique, la fusion part sur de bonnes bases. © Stellantis

En 2020, sur fond de crise sanitaire et par voie de conséquence, de dégradation du contexte économique, PSA a réalisé un chiffre d’affaires de 60,7 milliards d’euros, en repli de - 18,7 % par rapport à 2019. Toutefois, la marge opérationnelle ajustée de la branche automobile est restée à un niveau élevé (7,1 % contre 8,5 % en 2019). Le bénéfice net part du groupe s’établit à 2,17 milliards d’euros (- 32,1 %). Du côté des volumes, PSA a vendu 2,51 millions de véhicules en 2020, soit un recul marqué de - 27,8 %.

De son côté, FCA a réalisé un chiffre d’affaires de 86,6 milliards d’euros, soit - 20 %. La marge d’Ebit ajusté se dégage à 4,3 % (- 190 points de base), tandis que le bénéfice net a fondu, à 24 millions d’euros (contre 2,7 milliards d’euros en 2019). Au niveau des volumes, FCA a immatriculé 3,43 millions de véhicules en 2020 (- 22 % sur un an).

Le nouveau groupe prend un départ lancé, dixit Carlos Tavares

En additionnant ces données, il apparaît que Stellantis a représenté, en 2020, 147 milliards d’euros de chiffre d’affaires et près de 6 millions de véhicules vendus (ce qui place le groupe au sixième rang mondial, derrière General Motors, Hyundai Kia, l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, Volkswagen et Toyota). Dans le nouvel ensemble, sans surprise, la prime au volume revient à FCA, tandis que la performance financière est davantage du côté de PSA. Ce qui inspire ce commentaire serein à Carlos Tavares, président de Stellantis : « Ces résultats mettent en évidence la solidité financière de Stellantis, qui réunit deux entreprises fortes et saines. Stellantis prend un départ lancé et se concentre totalement sur l’atteinte de l’ensemble des synergies annoncées ». Cette fusion devrait permettre de dégager des synergies annuelles récurrentes supérieures à 5 milliards d’euros, sans fermeture d’usine, ni licenciements (même si des doutes planent sur certains sites Opel/Vauxhall et sur l’efficacité générale du réseau industriel italien).

Une guidance 2021 plutôt engageante

Dans sa guidance 2021, la direction de Stellantis mise sur une marge opérationnelle courante comprise entre 5,5 et 7,5 %. Un objectif qui se base sur l’absence de tout nouveau confinement significatif lié à la pandémie de Covid-19. Au niveau des prévisions de marché par grandes régions, Carlos Tavares table sur une progression de 8 % en Amérique du Nord, de 30 % en Amérique du Sud, de 10 % en Europe, de 3 % au Moyen-Orient & Afrique, de 3 % en Inde & Asie Pacifique et de 5 % en Chine. À l’heure actuelle, Stellantis est uniquement exposé en Europe et en Amérique.
Les places de marché ont bien accueilli ces résultats, Stellantis signant l’une des plus fortes progressions du CAC 40 , avec un gain de 2,72 %, toujours à 14,26 euros certes. En outre, le conseil d’administration propose une distribution exceptionnelle en numéraire de 0,32 euro par action ordinaire, ce qui représente un montant total de distribution d’environ 1 milliard d’euros. Une prime de 3 000 euros bruts a aussi été annoncée pour les salariés de Stellantis en France.

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Le pricing power de PSA, surtout la marque Peugeot, a permis au groupe français de dégager une marge opérationnelle de plus de 7 %, dans le top 5 du secteur.

Mots clefs associés à cet article : Économie, PSA, FCA - Fiat Chrysler Automobiles, Stellantis

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