Stellantis : où sont les femmes ?

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Carlos Tavares et le top management du nouvel ensemble Stellantis ont dévoilé la Top executive team qui le dirigera selon une organisation en 4 pôles et en 9 comités. 43 dirigeants sont mis en avant et si l’équilibre entre PSA et FCA a fait l’objet d’un travail spécifique, les femmes sont réduites à la portion congrue.

Carlos Tavares et John Elkann (DR / Stellantis)
Carlos Tavares et John Elkann (DR / Stellantis)

Carlos Tavares vient de dévoiler l’organigramme du groupe Stellantis, né du rapprochement entre PSA et FCA. Il prend soin de respecter l’équilibre entre le management français et le management italo-américain, mettant par ailleurs en avant des valeurs sûres, des managers de talent ayant fait leurs preuves.

Seulement 5 femmes sur 43 managers

Dans ce top management opérationnel qui réunit 43 dirigeants, on peut noter que la proportion de femmes est faible, pour dire le moins. Silvia Vernetti (Global corporate office), Linda Jackson (marque Peugeot), Béatrice Foucher (marque DS), Brigitte Courtehoux (Free2Move), Michelle Wen (Achats et Supply chain) : elles ne sont que 5. Soit 11,6 % des dirigeants mis en avant dans la Top executive team de Stellantis, sachant qu’un poste n’est pas pourvu. En ces temps de débats constructifs (mais non sans crispations) sur la parité et la représentation des femmes dans les postes à haute responsabilité, cela a de quoi surprendre, même s’il faut se garder de toute polémique.

L’influence de la loi Copé Zimmermann en France

Rappelons qu’en France, la loi n° 2011-103 du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle, dite aussi « Loi Copé-Zimmermann » pose une obligation de respecter un quota minimum de 40 % de membres de chaque sexe, afin d’assurer une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein de ces instances. Cette obligation, qui s’applique depuis le 1er janvier 2017 aux sociétés cotées et aux entreprises de plus de 500 salariés, a été étendue aux entreprises de plus de 250 salariés, depuis le 1er janvier 2020. Le non-respect de cette loi incluait la suspension du versement des jetons de présence, ce qui avait eu pour conséquence de faire bouger les lignes.
Par exemple, chez PSA, le Conseil de Surveillance comprenait six femmes et huit hommes, soit un taux de féminisation du Conseil de 46 % et le groupe se targuait d’atteindre « ainsi de manière anticipée l’objectif de 40 % qui était fixé pour 2017 par la loi du 27 janvier 2011 ».

Conseil d’administration de Stellantis : un taux de féminisation de 27 %

La situation est différente chez Stellantis, dont le siège est il est vrai basé aux Pays-Bas, à Amsterdam, et qui épouse la forme juridique de Naamloze vennootschap (NV).
Le Conseil d’administration de Stellantis est composé de deux administrateurs exécutifs : John Elkann (président) et Carlos Tavares (directeur général) et des neuf administrateurs non-exécutifs suivants : Robert Peugeot (vice-président), Henri de Castries (administrateur indépendant sénior), Andrea Agnelli, Fiona Clare Cicconi, Nicolas Dufourcq, Ann Frances Godbehere, Wan Ling Martello, Jacques de Saint-Exupéry et Kevin Scott. Soit 27,2 % de taux de représentation des femmes dans le Conseil d’administration de Stellantis.

Mots clefs associés à cet article : PSA, FCA - Fiat Chrysler Automobiles, Stellantis

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