Start-up, entrepreneurs et politiques imaginent la mobilité du futur

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Non carbonée, inclusive, sûre, connectée, flexible et autonome…, telle est la mobilité du futur vue par des entrepreneurs et des politiques.

La voiture individuelle ne sera plus la norme pour se déplacer dans quelques années selon ces acteurs.
La voiture individuelle ne sera plus la norme pour se déplacer dans quelques années selon ces acteurs.

Dans l’attente du projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM), qui devrait être dévoilé dans les mois à venir, l’association France digitale et l’Assemblée nationale ont réuni une demi-douzaine d’acteurs qui innovent en France pour évoquer la mutation des mobilités.

L’une de invités n’était autre que Karima Delli, la présidente de la commission des transports au Parlement européen. La femme politique en a profité pour rappeler les objectifs de l’institution concernant la mobilité du futur :

- « Elle sera non carbonée.
- Elle sera inclusive, ne laissant pas de côté les 8 millions de précaires de la mobilité en France.
- Elle sera sûre, avec des mesures préconisant par exemple l’abaissement de la vitesse légale autorisée.
- Elle sera connectée
 », a-t-elle détaillé.

Le véhicule autonome très attendu

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L’Autonom Cab de Navya.

Parmi les autres acteurs qui ont tenu à témoigner il y avait Teddy Pellerin, le cofondateur & CEO de Heetch, une start-up française spécialisée dans le covoiturage de nuit pour les jeunes. L’entrepreneur a rappelé l’importance d’une mobilité urbaine abordable et flexible. Anil Benard-Dende, le directeur adjoint de showroomprive.com, a soulevé la problématique de la livraison et du dernier kilomètre, soulignant que 50 % des NOx, 25 % des CO2 émis et 20 % du trafic en Ile-de-France découlaient du transport de marchandises. Enfin, Jérôme Rigaud, le directeur d’exploitation de Navya, a présenté ses ambitions pour ses deux navettes autonomes : l’Autonom Shuttle, qui circule déjà à Lyon et à la Défense, et l’Autonom Cab, un taxi robot 100 % autonome qui doit circuler à 50 km/h et se déplacer selon la demande du client. Présenté en novembre 2017, ce dernier devrait être testé dans les mois qui viennent à Lyon, en Australie et aux États-Unis en attendant une évolution réglementaire sur les véhicules autonomes en Europe.

Le mot de la fin est revenu à la présidente de la commission des transports au Parlement européen. « Les citoyens deviennent acteurs de la mobilité, une évolution qui bouscule les constructeurs automobiles », a-t-elle confirmé. Karima Delli a d’ailleurs annoncé l’organisation du premier Sommet européen de la reconversion professionnelle dans le milieu automobile pour anticiper les évolutions d’un secteur toujours plus digital, mais dans lequel 17 millions de personnes travaillent en Europe.

Crédits photos : ministère de la Transition écologique et solidaire & A. Bouissou/Terra

Mots clefs associés à cet article : Mobilité durable, Véhicules connectés, Véhicules autonomes

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