Sesam LLD expose son bilan et ses perspectives pour 2020

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Le syndicat des entreprises des services automobiles en LLD et des mobilités (Sesam LLD) a tenu une conférence de rentrée mercredi 22 janvier. L’occasion pour lui de revenir sur les bons chiffres de 2019 et de développer ses objectifs et prédictions pour l’avenir.

Selon les chiffres présentés par le syndicat, 636 437 véhicules ont été immatriculés en LLD, soit une hausse d’environ 8 % par rapport à 2018. (© DR)
Selon les chiffres présentés par le syndicat, 636 437 véhicules ont été immatriculés en LLD, soit une hausse d’environ 8 % par rapport à 2018. (© DR)

En ce début 2020, nombreux sont les organismes à dresser un état des lieux du secteur automobile à l’échelle de leur domaine. Sesam LLD n’a pas été en reste en établissant un inventaire exhaustif du marché de la location longue durée ces douze derniers mois.

Ainsi, selon les chiffres présentés par le syndicat, 636 437 véhicules ont été immatriculés en LLD, sur un total de presque 2,6 millions de mises à la route. Une part de marché équivalant à près d’un quart de l’ensemble des ventes en France et enregistrant une hausse d’environ 8 % par rapport à 2018.

Les P-DG préfèrent la LLD

Concernant la répartition des véhicules en LLD selon les profils, là il n’y a toutefois pas de surprise : les entreprises demeurent majoritaires (presque 60 % du segment) au regard des particuliers (dont la part est estimée à 5 %).

La raison de ce plébiscite des véhicules LLD au sein des parcs de société ? « Ils sont plus vertueux » avance Sesam LLD, avec une moyenne des loueurs adhérents à environ 113 g/km de CO2 contre presque 117 g/km de CO2 pour le marché global.

Un top des véhicules LLD inchangé…

Comme tous les ans, Sesam LLD a également établi le classement des dix modèles VP + VU les plus loués sur la longue durée. Et il en ressort que les marques françaises ne laissent définitivement aucune chance à leurs concurrentes. Renault Clio, Peugeot 208 et Citroën C3 trustent encore et toujours les trois premières places, suivies au pied du podium par les 3008, Mégane, Kangoo, Captur, Scénic, etc.

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Une domination qui serait due à la fiscalité favorisant les constructeurs nationaux, mais aussi au fait que nos voisins commencent tout juste à décliner leurs automobiles en versions société, ce qui sous-entend un retard à rattraper sur les tricolores.

… mais un mix énergétique en mouvement

Il y a toutefois un point qui, à l’inverse, s’avère en constante évolution : la part des énergies vertes dans les flottes d’entreprises. Si le diesel se taille toujours la part du lion, son hégémonie tend à se restreindre, notamment sur le segment des VP. De 61 % en décembre 2018, il est passé à 53 % en décembre 2019.

Un recul qui a permis à l’essence de gagner en puissance (passant de 33 % à 39 %) et au couple hybride + électrique d’avancer un peu plus ses pions (de 6 à 7 %). Ces véhicules électriques sont d’ailleurs financés en LLD « pour être potentiellement mis en auto-partage », précise le syndicat des loueurs. Il n’y a guère que sur les utilitaires et autres véhicules de service que le thermique augmente, grimpant de 88 % en décembre 2018 à 91 % sur la même période de 2019.

Une tendance à la transition énergétique qui ne semble pas près de caler d’après les pronostics de Stéphane Copie, président de la commission opérations de Sesam LLD. «  En termes d’offres, on va voir le marché se multiplier par cinq d’ici à 2025 », promet-il, en nuançant toutefois que « nos constructeurs nationaux électrifient des gammes, mais pas toutes leurs gammes, contrairement à la plupart des constructeurs étrangers ». Quelques-uns de ces derniers devraient même présenter bientôt au catalogue de l’hybride-diesel, assure notre interlocuteur.

Des lendemains ambitieux mais complexes

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Malgré ces résultats plus qu’encourageants, « 2020 s’annonce compliqué ». Ce constat, c’est le président de Sesam LLD, François Brabander, qui l’énonce. Mais pourquoi de tels augures ? « À cause du contexte et du poids fiscal des nouvelles réglementations », justifie-t-il.

Sur les bornes de recharge, la difficulté réside par exemple « dans l’absence de normes établies à propos d’une tarification homogène des réseaux », avance-t-on chez Sesam LLD. Qui souligne également la technicité du procédé et de son accès, notamment dans l’habitat collectif. « On attend que le législateur s’empare de la question, surtout en zone urbaine concentrée » fait savoir François Brabander, tout en regrettant aussi la division du bonus écologique par deux pour les sociétés. « Si le bonus a été raboté, c’est parce qu’il n’y avait plus assez de rentrée de malus puisque les constructeurs ont travaillé à baisser leurs émissions », analyse Stéphane Copie.

Alors que la fin de la commercialisation des véhicules thermiques (mais pas de leur circulation) est actée pour 2040, la LOM va également venir bousculer les usages des clients adhérant à la LLD. Par conséquent, Sesam LLD entend tenir un rôle de conseiller dans la mise en place de mobilités soumises à bien des changements. D’autant que « nous ne sommes pas à l’abri de refaire une car policy au cours de l’année à cause des protocoles donnés sur les énergies susceptibles d’évoluer » précise Fabrice Denoual, directeur général délégué d’ALD Automotive France et membre de la commission des opérations de Sesam LLD.

« Attentif aux thématiques de décrets d’application » WLTP ou encore CAFE, le syndicat des loueurs sait donc que 2020 ne sera pas de tout repos, mais qu’au moins son expertise sera plus que jamais essentielle.

Mots clefs associés à cet article : Bonus-malus, Statitistiques, Marché Flottes, Marché France, Location en longue durée (LLD), Sesam LLD, WLTP, Loi d’orientation des mobilités (LOM)

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