Segment N1 : les constructeurs y vont, les loueurs non !

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Renault a tiré le premier ! Profitant d’un vide juridico-fiscal français, le constructeur a homologué en 2009 au niveau européen, et conformément à la directive 2007/46/CE, une gamme de VP qui pourra néanmoins bénéficier d’avantages fiscaux inhérents aux véhicules utilitaires légers. Ces avantages sont notamment :
• une exonération totale de la TVS pour la durée totale de détention ;
• pas de malus (mais pas de bonus non plus) ;
• pas de plafond d’amortissement, soit la totalité du coût du véhicule ;
• mais pas de récupération de TVA, sauf sur le carburant.

Et puis Renault, qui a remis le couvert en 2010, déclare aujourd’hui qu’il ne s’agit là que d’un marché de niche, même si cinq de ses modèles sont concernés : les nouveaux Scénic et Grand Scénic, Mégane et Mégane Estate, Kangoo, Trafic et Laguna Estate. PSA lui a imédiatement emboîté le pas, tant chez Peugeot que chez Citroën. Volkswagen a fait homologuer son Touran, Audi son Q7 et BMW est en cours d’homologation pour ses Série 3 et 5, et pour ses X3 et X5. Mercedes regarderait à son tour le problème, de même que Volvo…
Le N1, un épiphénomène sur 2009 qui prend de l’ampleur sur 2010 ? Sauf que les loueurs de longue durée ne veulent pas en entendre parler au prétexte que « dans longue durée, il y a longue et durée ». Ne connaissant pas l’avenir à court et moyen termes de ces véhicules, ils ne souhaitent pas pousser leurs clients à s’engager sur de tels véhicules pour trois ou quatre années. Et puis, si ces voitures étaient fiscalement requalifiés en cours de route ? Quant à la juste évaluation de la valeur résiduelle de tels modèles, bien malin qui la définira avec précision !

Mots clefs associés à cet article : Audi, BMW, Renault, LLD

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