Sécurité routière : le téléphone au volant sévèrement puni

Publié le par

Vendredi 22 mai, de nouvelles dispositions visant à renforcer les règles de conduite ont été adoptées. Téléphone au volant, éthylotest, conduite supervisée…, tour d’horizon des mesures entrées en vigueur.

Le téléphone au volant est un véritable fléau responsable d'un accident corporel sur dix. (© Melissa Mjoen/Unsplash)
Le téléphone au volant est un véritable fléau responsable d'un accident corporel sur dix. (© Melissa Mjoen/Unsplash)

Depuis vendredi, les automobilistes sont soumis à de nouvelles règles du Code de la route. Des changements résultant de l’application de mesures décidées à l’occasion du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 9 janvier 2018, mais qui n’ont été publiées au Journal officiel que le 21 mai 2020. Par le décret n° 2020-605, nombre d’infractions pourraient désormais coûter très cher aux conducteurs incriminés…

Tolérance zéro pour le téléphone au volant

Principale modification du Code de la route : le risque de se voir retirer son permis en cas d’infraction couplée à l’usage du téléphone au volant. Ainsi, l’oubli d’un clignotant, le franchissement d’une ligne continue, un excès de vitesse, un refus de priorité piéton ou un dépassement dangereux pourrait entraîner une suspension du précieux sésame si la faute a été commise avec un téléphone à la main. Une perte du permis pouvant aller jusqu’à six mois, voire un an en cas d’accident, de conduite en état d’alcoolémie ou après usage de stupéfiant. Une sanction que certains jugeront excessive mais qui devrait permettre de lutter toujours plus intensément contre cette inconsciente distraction qu’est le téléphone, véritable fléau responsable d’un accident corporel sur dix.

L’éthylotest non obligatoire… en voiture

Autre nouveauté, qui peut sembler paradoxale en termes de sécurité routière : la fin de l’obligation de posséder un éthylotest dans son véhicule. Si les automobilistes bénéficient de cet assouplissement, les établissements de nuit se verront toutefois bien plus impliqués dans l’état d’ébriété de leurs clients puisque l’obligation de mise à disposition d’éthylotests dans ces endroits sera renforcée. En cas d’absence d’éthylotests ou de non-respect des consignes, l’établissement contrevenant s’exposera d’ailleurs à une contravention de quatrième classe, soit une amende forfaitaire de 135 euros. Rappelons qu’un éthylotest chimique jetable coûte seulement 95 centimes d’euro pièce…

Accès simplifié à la conduite supervisée

Le décret du 21 mai simplifie également les modalités d’accès à la conduite supervisée, prévue dans la réforme du permis de conduire « Un permis pour tous », présentée le 2 mai 2019. Par conséquent, en cas d’échec à l’examen du permis, tout candidat âgé de 18 ans minimum aura le droit d’entreprendre la conduite supervisée. Une facilité d’accès sans délai ni formalité, si ce n’est celle d’obtenir l’accord de son assureur. À noter que la différence entre conduite supervisée et conduite accompagnée réside dans l’âge de l’élève, la conduite accompagnée pouvant se faire dès 15 ans.

Les nouvelles mesures entrées en application vendredi 22 mai assurent aussi une meilleure protection des inspecteurs et examinateurs de l’épreuve de conduite. Si un candidat au permis de conduire a en effet fait l’objet d’un dépôt de plainte pour agression physique ou verbale envers un inspecteur ou un examinateur, il pourra se voir interdire toute présentation à l’examen par le préfet du département où l’infraction a été commise. De même, le décret prévoit un allongement de six mois à un an de la durée maximale d’obligation de ne conduire qu’un véhicule équipé d’un éthylotest antidémarrage (EAD) pour les chauffards qui auraient été interpellés sous l’emprise d’alcool.

Autant de mesures qui complètent la liste des dispositifs déployés depuis le début de l’année 2020, à savoir :

  • le placement immédiat en fourrière du véhicule d’un conducteur auteur d’une infraction grave au Code de la route ;
  • l’équipement d’un éthylotest antidémarrage (EAD) du véhicule pour les conducteurs récidivistes ;
  • l’interdiction de stationnement en amont des passages piétons.

Mots clefs associés à cet article : Smartphone, Permis de conduire, Sécurité, Amende, Code de la route

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter