Sécurité routière en entreprise : ça ne va pas assez vite !

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Hier, 17 décembre, s’est tenue la 2e édition du Colloque national pour la sécurité routière au travail, au ministère de l’Économie et des Finances. Cet événement a été l’occasion d’échanger sur les bonnes pratiques mises en place en la matière dans les entreprises et administrations françaises. Principal enseignement : oui, il y a de bons élèves… mais ça ne va pas assez vite !

500 professionnels étaient réunis hier, 17 décembre, pour le 2e édition du Colloque national pour la sécurité routière au travail.
500 professionnels étaient réunis hier, 17 décembre, pour le 2e édition du Colloque national pour la sécurité routière au travail.

Entreprises, collectivités ou administrations sont chaque jour confrontées au risque routier, première cause d’accident mortel au travail. Trop souvent sous-estimés, les accidents de la route sont la première cause de mortalité en contexte professionnel, représentant plus de 50% des accidents mortels dans le cadre d’une activité. Au-delà des drames humains, 6 millions de journées de travail sont « perdues » chaque année. Il est donc crucial que chacun prenne la mesure de l’enjeu de manière croissante et se mobilise durablement pour la sécurité des salariés sur les routes.

Stratégies de prévention et retours d’expériences

Cette journée autour de la sécurité routière au travail a réuni 500 professionnels, tous types et tailles de structures confondues, afin d’exposer et croiser théories, stratégies de prévention et retours d’expériences. La série de conférences, organisée pour l’occasion, a fait la part belle aux bons élèves.

D’abord Engie et sa flotte de plus de 70 000 véhicules, qui a mis en place depuis 5 ans déjà une démarche d’identification des risques au travail avec des solutions simples et variées pour y répondre. « Une nécessité quand les collaborateurs travaillent tous de manière très individuelle », a souligné Xavier Perret, directeur global care de l’entreprise. Ensuite Johnson & Johnson et son programme Safe Fleet, un projet de sensibilisation et de formation des collaborateurs au risque routier qui existe depuis 1994. Il « répond à un enjeu principal baptisé Mission Zéro : zéro accident, zéro blessure, zéro incident », a expliqué Martine Laroche responsable support business. Enfin, chez Safran, le développement d’une stratégie autour du risque routier est plus récent. L’entreprise s’y est mise depuis 2 ans et a signé cette année l’Appel national des chefs d’entreprises en faveur de la sécurité routière. Objectif : améliorer la sécurité et le confort de vie des salariés en combinant un impact positif sur la performance économique du groupe.

Encore des efforts à fournir

Mais ces manœuvres ne sont pas à portée de main de toutes les structures. Sur toutes les entreprises que comptent l’Hexagone, seules 1 000 sont aujourd’hui engagées officiellement en faveur de la Sécurité routière. « Ça ne va pas assez vite », selon Thierry Fassenot, ingénieur conseil au sein du département prévention des risques professionnels de la Cnam. En cause bien souvent : le manque d’effectifs et l’impossibilité de prendre du recul sur l’activité de l’entreprise, mais aussi les coûts que peuvent engendrer la mise en place des plans de prévention. A ce sujet, la Cnam rappelle qu’un certain nombre d’aides existent. Plusieurs formations sont également disponibles pour répondre à l’évolution constante des technologies embarquée et faciliter la prise en main des véhicules (utilisation d’un VUL, vérification de l’aptitude à la conduite et vérification des compétences, éco-conduite…).

Car ne l’oublions pas, s’assurer de la sécurité des salariés est une obligation du chef d’entreprise, qui se doit de donner le tempo !

Mots clefs associés à cet article : Sécurité routière, Prévention routière, Accident, Engie, Johnson & Johnson, Safran

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