Sécurité : la chasse aux ralentisseurs dangereux est ouverte

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L’association 40 millions d’automobilistes vient de lancer un site sur lequel elle propose aux internautes de signaler les infrastructures urbaines modératrices de vitesse jugées illégales car trop hautes.

La taille réglementaire de ces installations ne doit logiquement pas dépasser 10 cm ©Tabl-trai / commons.wikimedia
La taille réglementaire de ces installations ne doit logiquement pas dépasser 10 cm ©Tabl-trai / commons.wikimedia

Plein le dos de ces dos d’âne qui font passer les topes mexicains pour d’insignifiantes collines ? L’association 40 millions d’automobilistes vous enjoint à dégainer vos appareils photo et sortir vos mètres-mesureurs pour l’aider à constituer une cartographie des ralentisseurs illégaux en France. Car il y en a beaucoup ! Selon La Ligue de défense des conducteurs, Pour une Mobilité sereine et durable, et l’Automobile-club des Avocats qui se sont réunies, en décembre dernier, pour attaquer en justice les collectivités, notre territoire compterait quelque 450 000 de ces installations ne répondant pas aux normes. Soit, environ, 4 sur 10 jugées non-conformes.

Plus dangereux qu’efficaces ?

Aménagement de voirie privilégié des municipalités pour faire respecter les limitations de vitesse, ces tremplins en forme de plateformes ou en coussins berlinois – ces carrés de caoutchouc sont pourtant interdits depuis 2009 – varient fréquemment en termes de longueur et de hauteur. Or, leur taille réglementaire ne doit logiquement pas dépasser 10 cm… Une situation qui agace, voire révolte, l’association 40 millions d’automobilistes. « Ils sont littéralement en train d’envahir nos rues, au nez et à la barbe des automobilistes et en dépit des normes qui encadrent leur construction », s’insurge l’organisation sur la page d’accueil de son nouveau site visant à recenser ces dos d’ânes frauduleux.

Car, en se plaçant comme des obstacles même pour un conducteur roulant à l’allure indiquée, ils constituent une potentielle source de danger ainsi qu’« une véritable source de nuisances sonores pour les riverains » avance l’association. De même, « les organes de nos véhicules pâtissent de ces ouvrages qui accélèrent leur usure, et ils peuvent s’avérer être un supplice pour les personnes souffrant du dos », justifie-t-elle encore. Par conséquent, l’entité 40 millions d’automobilistes invite chaque citoyen à dénoncer ces ralentisseurs qui malmènent les suspensions et les lombaires en ligne, sur une plateforme dédiée, avec photos et mesures à l’appui. Sur ce site, on retrouve d’ailleurs une fiche technique listant les critères pour définir si un ralentisseur s’avère légal ou non. L’association n’entend cependant pas créer la « confrontation avec les municipalités », mais souhaite ainsi transmettre une carte de tous ces ralentisseurs à l’Etat pour ensuite amorcer « des demandes de mises en conformité » potentiellement coûteuses, souligne-t-elle.

Mots clefs associés à cet article : Collectivités, Lois, Sécurité, Vitesse

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