Seat Ibiza, il lui manque un moteur

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La Seat Ibiza a toujours peiné à séduire les entreprises. La nouvelle génération de la petite ibère, qui a été lancée en juin dernier en version 5 portes, pourrait changer la donne. En effet, cette mouture qui sera aussi déclinée en version 3 portes, avec une commercialisation à la mi-septembre pour cette dernière, évolue profondément. Et le constructeur a cherché à maîtriser le poids de son modèle à succès, avec une cinquantaine de kilos en moins selon les versions. La dernière édition grandit pourtant d’une dizaine de centimètres. Elle mesure désormais 4,05 m. Le coffre, pour sa part, progresse et frôle les 300 litres, soit mieux que précédemment, où il plafonnait à 267 litres. Ce n’est pas tout, la ligne s’avère plus musclée, plus athlétique et gagne aussi en fluidité voire en agressivité. Elle abandonne en tout cas les rondeurs de la précédente mouture. Le résultat est assez réussi, ce qui a son importance, sachant que ce modèle constitue le best-seller de la marque espagnole, dont il représente 45 % des ventes totales. En matière d’habitabilité, si le changement n’est pas radical, l’amélioration globale demeure indéniable. Passagers avant comme arrière sont bien assis, et le conducteur bénéficie d’un volant réglable en hauteur et en profondeur.
Sur la route, le confort des suspensions a beaucoup progressé. La sécheresse en vigueur sur les modèles allemands n’est pas de mise sur l’Ibiza. Non, le vrai talon d’Achille de cette voiture reste son moteur. Il s’agit d’un vieux TDi 1.9 l de 105 ch à injecteurs pompes qui a fait les beaux jours des modèles du groupe mais qui a bien vieilli et ne peut plus cacher son âge. Le groupe VW n’a pas choisi d’étrenner ses nouveaux moteurs Diesel à common rail, bien plus plaisants, sur l’Ibiza. Bruit, rugosité et manque d’agrément au programme ! Point positif dans ce sombre tableau, les ingénieurs ont pourtant réussi à en réduire les consommations. Du coup, les rejets polluants sont contenus à 119 g de CO2/km, ce qui constitue une belle performance ! Du coup, notre petite espagnole a droit à un “cadeau-bonus” de 700 euros et à une TVS contenue. En revanche, il est bien difficile de trouver quelque plaisir à conduire cette auto.
Comme c’est la coutume, Seat brille par des prix fort raisonnables. Plus longue, mieux dessinée, dotée d’un comportement et d’un confort très convenables et consommant moins, elle constitue une proposition intéressante pour les entreprises du fait de son chapitre finances très raisonnable. Il ne lui manque finalement guère qu’un moteur plus discret et moderne que l’actuel injecteur pompe si peu plaisant pour rivaliser avec les meilleures de la catégorie.

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