Salon Autonomy : la FPMM publie un baromètre de la micro-mobilité

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La Fédération des Professionnels Micro-Mobilité (FPMM) et le Smart Mobility Lab ont publié le premier baromètre consacré au marché des engins de déplacement personnel. Un marché très dynamique dont le potentiel est freiné par l’incertitude règlementaire.

La trottinette électrique profite du développement de services de partage en trace libre.
La trottinette électrique profite du développement de services de partage en trace libre.

Créée en 2017, la Fédération des Professionnels Micro-Mobilité a profité du Salon Autonomy pour révéler le tout premier baromètre consacré à ce marché en pleine croissance. Elaborée avec l’aide du cabinet de conseil Smart Mobility Lab, cette étude de terrain a interrogé 1021 répondants dans la France entière à propos de leur vision et de leurs usages des Engins de Déplacement Personnel (EDP). Derrière ce terme générique, se cachent les trottinettes, skateboard, mais également les gyropodes et leurs populaires dérivés, les gyroroues et hoverboards. Un marché large qui représente plus de 1,7 million de ventes en 2017 pour un chiffre d’affaire de 195,4 millions d’euros. “L’idée de ce baromètre, c’était de donner des références pour savoir ce que représente ce marché […]. Ces chiffres nous montrent que ce marché pèse, notamment en terme d’unités vendues. Sa croissance importante depuis plusieurs années peut être un vecteur très porteur d’emploi dans l’économie du pays” explique Fabrice Furlan, président de la FPMM.

Les EDP électriques, moteur de la filière

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Ce que fait ressortir ce baromètre, c’est également le développement très rapide des EDP motorisés électriquement. Alors qu’ils ne représentaient que 9% des ventes en 2016, ils devraient atteindre les 30% cette année. En raison de leur coût d’achat plus élevé, les électriques dépassent déjà en valeur les engins mécaniques (61% du CA de la filière contre 39 % pour les mécaniques). Moteur de cette croissance, les trottinettes électriques représentaient à elles seules 62,9 millions d’euros en 2017 (75,6 millions pour les électriques).

Derrière ces chiffres, les motivations des utilisateurs sont sans surprise : éviter les transports en commun et optimiser les trajets multimodaux. Des motivations qui stimulent la croissance de cette filière qui peut également toujours compter sur sa clientèle loisir. Principaux freins l’aspect danger et le flou en matière de législation. “Il apparaît clairement que ce mode de mobilité partagée est un enjeu où les succès récents ne sont plus à démontrer. Mais il repose sur une législation qui reste encore floue et dont les pouvoirs publics doivent rapidement prendre la mesure” poursuit Fabrice Furlan. Pour rappel, les trottinettes et autres EDP motorisés évoluent aujourd’hui dans un flou juridique : interdites sur le trottoir, elles le sont aussi sur route en raison de leur absence d’immatriculation. Une situation qui est un vrai frein pour l’adoption de ce mode mobilité par les entreprises, mais qui devrait rapidement être dépassée grâce à la publication d’une norme européenne l’année prochaine, la EN 17 128, qui pourrait permettre d’ouvrir les pistes cyclables à ces engins.

Mots clefs associés à cet article : Multi-modalité, Nouvelles mobilités, Micro-mobilité, FPMM

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