SNCF Réseau : pleine charge vers l’électrique

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Avec ses véhicules électriques déployés depuis près de deux ans, la SNCF Réseau bénéficie d’un retour d’expérience encore rare dans les flottes. Carlos Simoes, pilote national du parc automobile, revient avec nous sur le chemin parcouru.

Disposées sur des sites fermés, les bornes choisies par la SNCF n'ont pas besoin d'identification par badge.
Disposées sur des sites fermés, les bornes choisies par la SNCF n'ont pas besoin d'identification par badge.

Si nous avons pu nous pencher à maintes reprises sur l’électrification de flottes, nous nous sommes moins souvent intéressés à la question de la recharge de ces parcs. Une problématique que le spécialiste de la recharge G2mobility nous a proposé de développer avec l’un de ses clients, l’Epic (établissement public industriel et commercial) SNCF Réseau, dont la flotte comporte plusieurs centaines de véhicules électriques.

« J’ai en charge un parc de 18 000 véhicules répartis sur tout le territoire national. Il s’agit uniquement de véhicules de service dédiés à l’activité métier, en très grande majorité des utilitaires » indique Carlos Simoes, pilote national du parc automobile de l’Epic. « Dès la fin 2015, poursuit-il, nous avons reçu nos premiers véhicules électriques. L’idée était d’acheter quelques véhicules propres pour faire des économies de carburant et préparer l’avenir. Nous en avons aujourd’hui aux alentours de trois cent dix. » Pour ces véhicules dédiés au transport de matériel et de personnel sur les réseaux, le responsable suit l’évolution de l’offre. « Nous avons démarré avec la Renault Zoe et le Kangoo Z.E. puis nous avons élargi en intégrant la Volkswagen e-up ! Maintenant nous allons faire l’acquisition de trois fourgons : deux MAN eTGE et un Renault Master Z.E. », rapporte-t-il.

La question de la recharge s’est naturellement posée rapidement, comme le rappelle Carlos Simoes : « La première difficulté lorsque nous avons cherché à déployer les premiers véhicules électriques, c’est que ces derniers venaient remplacer des véhicules thermiques. Nous avons ramé au départ en raison de l’autonomie des véhicules pour cibler les équipes et les parcours. La difficulté portait donc plutôt sur l’organisation à mettre en place, et nous avons dû rassurer les équipes. »

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Les véhicules électriques ont tous bénéficié d’un marquage spécifique.

L’accompagnement, point clé du déploiement

Pour alimenter le parc, l’accompagnement par un prestataire spécialisé s’est imposé face à la complexité de l’offre. « Quand nous avons démarré, nous nous sommes retrouvés face à des catalogues de bornes avec plusieurs fournisseurs qui étaient déjà sur le marché. G2mobility a tout de suite senti notre attente et où nous voulions aller en nous proposant des bornes qui étaient dimensionnées pour nos besoins  », relate Carlos Simoes. Qui précise : « Ce que nous voulions, c’était sortir de la prise Green’up [une prise 220 volts renforcée conçue pour la recharge de véhicules électriques par Legrand] et réduire le temps de recharge sans s’encombrer de technologies inutiles d’identification par badge, de compteurs, etc. G2mobility a tout de suite répondu à notre cahier des charges en proposant deux bornes de 7 kilowatts. L’enjeu se situait aussi au niveau de l’implantation des bornes, installées sur des sites SNCF. Il fallait respecter des règles de sécurité strictes, et l’accompagnement terrain a été à ce titre très serré. »

Un aspect que confirme Pierre Clasquin, le P-DG et cofondateur de G2mobility : « Notre approche c’est de comprendre le besoin qui est lié à l’usage. Mais il y a un aspect sur lequel nous ne sommes pas toujours à l’aise et sur lequel la SNCF nous avait challengés. Notre cœur de métier est de positionner des produits, mais on s’occupe plus rarement de la coordination d’installation ou des sujets connexes. Là, il fallait s’occuper de l’organisation pour que ça se passe le mieux possible. »

Une mise en œuvre suivie de près qui a permis le déploiement d’un peu moins de 120 bornes sur les sites de la SNCF. Aujourd’hui, Carlos Simoes tire un bilan positif de ces deux premières années d’exploitation. Il explique : « Les utilisateurs ont rapidement été convaincus par la conduite zen des véhicules électriques. Nous avons noté des changements de comportement et une baisse des kilomètres parcourus. Ces premiers retours positifs nous ont permis de déployer plus largement le véhicule électrique, et nous allons certainement continuer à en injecter d’autres dans notre parc. Nous allons aussi axer nos efforts sur le maillage de nos bornes pour que nos véhicules puissent aujourd’hui faire des trajets intersites. Cela nous permettra aussi peut-être d’envisager par la suite une mise en auto-partage de ces véhicules. »

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Borne de recharge, SNCF, G2Mobility

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