SAP France électrifie sa flotte

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SAP France s’est donné deux ans pour remplacer ses motorisations thermiques par des hybrides et des électriques. Un engagement qui repose sur la maîtrise de l’offre constructeurs, de la recharge et sur une ouverture de la car policy à d’autres solutions de mobilité.

Six Renault Zoe composent la flotte en auto-partage fournie par ALD Automotive.
Six Renault Zoe composent la flotte en auto-partage fournie par ALD Automotive.

« Il y a deux ans, notre parc était composé de véhicules diesel premium, Audi, BMW, Mercedes, Renault Espace, Volkswagen Tiguan notamment » évoque Éric Ledeuil, directeur immobilier et services chez SAP France & Benelux. Entretemps, ce fleuron des services informatiques aux entreprises a pris le virage de la COP21 en décidant de « verdir » sa flotte. « Notre objectif est que 20 % de notre parc de véhicules fonctionne à l’électricité en 2020 », précise-t-il.

Le responsable cible en priorité les 600 conducteurs de voitures de fonction et les 450 bénéficiaires d’une compensation financière équivalente. La difficulté de l’exercice consiste à identifier des véhicules répondant à la fois aux besoins de mobilité des salariés tout en représentant un complément de rémunération aussi attractif qu’auparavant. Pour cela, SAP France a effectué un travail de sourcing en relation avec les constructeurs, notamment BMW, Mercedes ou encore Lexus, dans le but d’identifier des modèles électriques ou hybrides substituables aux thermiques existants.

Amorcer la transition

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Éric Ledeuil, directeur immobilier et services chez SAP France & Benelux.
SAP France a introduit dans sa car policy des hybrides plug-in capables de parcourir 60 kilomètres en électrique. Une autonomie suffisante pour rouler à l’électricité sur les trajets domicile/travail, le moteur thermique prenant le relais le week-end. « Le full hybrid est une bonne solution pour convertir les collaborateurs à l’électrique et à la boîte automatique, observe Éric Ledeuil. Et comme nous avons choisi des premium, les collaborateurs n’ont pas eu l’impression d’être victimes d’un plan d’économies. »

Par ailleurs, SAP France a commandé au cabinet Ekodev conseil une cartographie de déplacements quotidiens de ses collaborateurs en Ile-de-France. « Les distances moyennes parcourues étant de 23 kilomètres, nous avons pu proposer des véhicules électriques », résume-t-il.

Dès cette année, la centaine de véhicules renouvelée se compose de Lexus (IS 300h, NX 300h, 450 RXH), de Tesla, de BMW i3 et de Renault Zoe. Parallèlement, SAP France a développé sa propre solution de crédit mobilité, permettant aux collaborateurs qui choisissent un véhicule électrique moins cher que leur ancien modèle de profiter d’un budget affecté à toute forme de déplacement de leur choix (location de voiture, billets de train ou d’avion…), tant privé que professionnel.

Par ailleurs, le parking du siège abrite un pool de six Renault Zoe en auto-partage géré par ALD Automotive. Il atteindra une trentaine de véhicules d’ici à deux ans. SAP France a également développé en interne sa propre solution de covoiturage, baptisée TwoGo, dans le but d’enrichir son offre de mobilité.

Accompagner le changement

« Aujourd’hui, le taux d’adhésion des collaborateurs à notre démarche est de 95 % » atteste Éric Ledeuil. Une acceptation obtenue grâce à un accompagnement quotidien des conducteurs par les services généraux de SAP en France, sous la responsabilité de Valérie Haas.

Autre obstacle surmonté : l’installation d’infrastructures de recharge en milieu sensible puisqu’il s’agit du parking souterrain du centre commercial SoOuest, également ouvert au public. L’entreprise a travaillé avec son fournisseur, Schneider Eclectric, et avec la mairie de Levallois-Perret pour s’assurer de la conformité des infrastructures de recharge aux règles de sécurité.

Dernier challenge relevé : la maîtrise du TCO. Les constructeurs ont joué le jeu en faisant essayer les modèles puis en consentant des remises. En outre, le loueur, ALD Automotive, s’est engagé à couvrir le risque des valeurs résiduelles, permettant à SAP France de conserver des niveaux de loyer acceptables (contrats de 48 mois pour 80 000 kilomètres). Quant à Tesla, il a proposé un buy back qui garantit le niveau de reprise des véhicules.

« Nous avons constaté que les conducteurs roulaient différemment, ce qui se ressent sur les kilométrages avec 14 000 kilomètres annuels parcourus contre 17 000 auparavant » ajoute Éric Ledeuil, qui ne s’interdit aucune piste pour adapter la flotte aux ces nouvelles habitudes de mobilité. Des modèles d’autres constructeurs pourraient ainsi entrer dans la car policy mais aussi des solutions innovantes telles que le tricyle électrique de Toyota.

Mots clefs associés à cet article : ALD Automotive, Véhicule électrique

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