Rosny-sous-Bois : l’auto-partage pour rationaliser la flotte

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Au cœur des problématiques urbaines et budgétaires, la ville de Rosny-sous-Bois a profité du renouvellement de son parc pour se tourner vers l’auto-partage de véhicules électriques.

Monsieur le maire de Rosny-sous-Bois, Claude Capillon, devant une des Zoé de la flotte de la ville.
Monsieur le maire de Rosny-sous-Bois, Claude Capillon, devant une des Zoé de la flotte de la ville.

Le 4 juillet dernier, le jury des Trophées récompensait, parmi la dizaine de lauréats, la collectivité de Rosny-sous-Bois pour l’exemplarité de la gestion de sa flotte. L’occasion pour notre magazine de recueillir le témoignage de cette collectivité qui doit composer avec des problématiques bien actuelles. Située à l’est de Paris, en Seine-Saint-Denis, cette ville de 45 000 habitants est en plein renouveau.

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Franck Lalmanach, directeur général adjoint des moyens généraux de la ville de Rosny-sous-Bois.
« Rosny se renouvelle très fortement avec l’arrivée de grands projets. Dans le cadre du Grand Paris, nous nous préparons à passer d’une ville RER à une ville métro [la future ligne 15 traversera la ville] » explique Franck Lalmanach, directeur général adjoint des moyens généraux. Qui ajoute : « En termes de circulation, on sait que le métro va nous impacter. » La ville est néanmoins loin d’être isolée aujourd’hui déjà puisqu’elle est traversée par l’A86, le super-périphérique francilien.

Un contexte qui pèse sur les déplacements des employés de la mairie. « La grande majorité de nos déplacements se fait sur notre commune, mais nous avons transféré des compétences au territoire Grand Paris-Est, dont la présidence se situe dans la ville voisine de Noisy-le-Grand, ce qui nous amène à effectuer des déplacements un peu plus long », poursuit le directeur adjoint.

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Emmanuelle Orts, directrice des achats et de la commande publique.
« Nous avons quelques fonctionnaires qui circulent une à deux fois par jour en ville et qui ont besoin de moyens un peu plus agiles qu’une voiture. Cela nous a encouragés à nous équiper en deux-roues » précise Emmanuelle Orts, directrice de la commande publique et de la logistique qui gère directement la flotte et en réfère à Franck Lalmanach. Le parc de la mairie comprend ainsi cinq deux-roues et six vélos à assistance électrique.

Une flotte en transition

Mais ce sont deux autres facteurs qui sont à l’origine de la mutation profonde que connaît la flotte de la ville. En 2014, le conseil municipal vote son Agenda 21 (programme d’actions en faveur du développement durable). En parallèle, la gestion de la flotte est transférée des services de la voirie à ceux de la commande publique, pour davantage intégrer les aspects budgétaires. Plusieurs mesures, instiguées et soutenues par le maire, en découlent rapidement.

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La flotte comporte plusieurs Goupil électriques.
« Nous étions dans une démarche de rationalisation du nombre de véhicules. À l’époque beaucoup de personnes avaient un véhicule qui leur était quasi attribué à titre individuel sans que cela se justifie pleinement. L’idée de mutualisation est donc venue assez naturellement, explique Franck Almanach. Il fallait que la solution soit simple et séduisante, avec des véhicules neuf et homogènes, électriques et plutôt français. »

Partis sur l’idée d’une boîte à clés, les cadres municipaux sont rapidement séduits par l’auto-partage. « À l’occasion d’un Salon professionnel, nous avons rencontré les équipes de Renault Mobility qui nous ont invités à découvrir leur système », relate le responsable. Convaincue par la réservation et le déverrouillage des véhicules par une application, la mairie commande six véhicules électriques pour composer dans un premier temps son parc. Un outil efficace qui a contribué à ne remplacer que quarante-cinq véhicules sur soixante et un réformés depuis 2015. « Nous avons essayé de profiter au maximum du super bonus pour nous débarrasser de tous nos vieux diesels  », poursuit Emmanuelle Orts.

Satisfaction des utilisateurs et des gestionnaires

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La flotte comporte également des véhicules roulant au GNV.
« En ce qui concerne l’adhésion au service et à l’électrique, elle semble acquise. Nos outils informatiques ne nous permettent pas encore de mesurer les gains financiers mais on sait qu’il y en a parce que ça nous coûte très peu cher. On recharge pour quelques euros, c’est anecdotique », affirme Franck Lalmanach. « Depuis deux ans, nous n’avons aucun entretien à part le lavage et la location des batteries », confirme Emmanuelle Orts. Du côté des utilisateurs, les retours sont apparemment positifs. À tel point que « même le directeur de la police municipale veut maintenant s’équiper en Zoe », s’exclame Emmanuelle Orts.

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