Renault franchit une étape de plus pour produire des véhicules électriques « populaires et abordables »

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L’électrification chez Renault est une histoire de continuité. Avec ses dix ans d’expérience sur le sujet, 5 milliards d’euros investis depuis 2009 et 10 milliards de plus prévus pour les dix prochaines années, le groupe automobile accélère encore avec ElectriCity. Cet écosystème, situé dans le nord de la France, sera associé à la MegaFactory e-powertrain, afin de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur et produire des véhicules électriques « populaires et abordables ».

© Olivier Martin-Gambier
© Olivier Martin-Gambier

« C’est une accélération historique de la stratégie électrique de Renault Group et du made in Europe que nous annonçons aujourd’hui », a déclaré Luca de Meo, CEO de Renault Group, en ouverture de l’événement organisé ce mercredi 30 juin. Le constructeur, qui a pour objectif d’atteindre le mix le plus vert du marché européen en 2025, à hauteur de 65 % de véhicules électrifiés dans les ventes et jusqu’à 90 % de véhicules purement électriques en 2030, annonce la création d’un écosystème high-tech, compact et efficient. Baptisé Renault ElectriCity, il s’appuie sur le rassemblement et la transformation de trois usines dans le Nord de la France (Douai, Ruitz et Maubeuge), associées à une MegaFactory dédiée au moteur électrique en Normandie. Incarnant une transition réussie de la motorisation thermique vers l’électrique, cet écosystème industriel contribuera à la création de 700 nouveaux emplois d’ici à fin 2024 pour un total de 5 000 personnes salariées et plus de 400 000 véhicules électriques produits chaque année. « Nous créons aujourd’hui les conditions de notre compétitivité à domicile, et en Europe. Ce circuit court nous permettra de dépasser de loin la réglementation CAFE même avec des limites plus strictes », a assuré Luca de Meo.

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© Olivier Martin-Gambier

Trois piliers stratégiques

Pour y arriver, le constructeur annonce l’arrivée de dix nouveaux modèles électriques, dont sept sous le logo Renault, et la production d’un million de véhicules électriques d’ici à 2030 à un coût réduit d’environ 3 % grâce à ElectriCity. Ces nouveautés bénéficieront :

  • d’une nouvelle stratégie en matière de batteries,
  • d’améliorations technologiques sur le moteur électrique à partir de 2024,
  • et de l’adaptation de la plateforme CMF-BEV pour le segment B.

Sur le premier point, Renault couvrira 100 % des futurs lancements, dans tous les segments, de la chimie NMC (nickel, manganèse et cobalt), pour un ratio très compétitif en coût au kilomètre et jusqu’à 20 % d’autonomie en plus par rapport aux autres solutions. Le constructeur retient également une architecture de cellule unifiée pour réduire les coûts de 60 % à l’échelle du pack batterie d’ici à 2030. « Alors que les motorisations classiques deviennent de moins en moins compétitives, nous avons divisé par deux le coût des batteries sur ces dernières années et nous le diviserons encore par deux dans les dix prochaines années  », a commenté Luca de Meo.

Sur le second point, le groupe intégrera progressivement de nouvelles améliorations technologiques à partir de 2024 sur son moteur synchrone à rotor bobiné, ce qui permettra là aussi de réduire les coûts et d’en améliorer l’efficacité.

Enfin, avec CMF-EV et CMF-BEV, le constructeur capitalise sur dix années d’expérience dans le domaine des plateformes dédiées aux véhicules électriques. Pour le segment B, la plateforme CMF-BEV permettra à Renault de proposer des véhicules électriques jusqu’à 400 kilomètres en cycle WLTP plus abordables, réduisant de 33 % le coût par rapport à l’actuelle génération de Zoe. « Ce résultat est obtenu grâce à l’interchangeabilité des modules de batterie, à un groupe motopropulseur de 100 kW à moindre coût et à la reprise de tous les composants non électriques de la plateforme CMF-B et de ses 3 millions de véhicules par an d’ici à 2025 », précise le groupe.

Capture d’écran - Renault eWays

Best-sellers à venir

Renault entend ainsi faire de ses futurs véhicules électriques des modèles abordables et ... populaires ! Parmi les best-sellers attendus : la future Mégane E-Tech Electric arrivera en 2022 et l’emblématique R5 sera fabriquée au sein du pôle ElectriCity. La marque annonce également la renaissance d’un autre modèle iconique, dont le nom de code est « 4ever », et avec pour ambition d’en faire un classique intemporel. Enfin, le segment C sera, lui aussi, musclé avec une nouvelle venue qui ralliera les rangs de la nouvelle Mégane.

Capture d’écran - Renault eWays

Mots clefs associés à cet article : Renault, Véhicule électrique, Groupe Renault, Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi

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