Radars automatiques : où sont allés les 864 millions d’euros récoltés en 2018 ?

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Pour la troisième année consécutive, un rapport annexé au projet de loi de finances 2020 dévoile ce qu’ont rapporté aux caisses de l’État les amendes dressées via les radars automatiques. Ce document détaille également la manière dont ont été utilisés ces fonds.

En 2018, les radars automatiques ont moins rapporté à l'État que l'année précédente. © Anthony Levrot - Wikimedia - CC
En 2018, les radars automatiques ont moins rapporté à l'État que l'année précédente. © Anthony Levrot - Wikimedia - CC

Surprise ! De plus en plus nombreux sur les routes françaises (plus de 4 400 appareils ndlr), les radars automatiques ont rapporté moins d’argent à l’État l’an passé qu’en 2017. Selon une annexe du projet de loi de finances 2020, 864 millions d’euros ont été récoltés en 2018 contre 1,013 milliard d’euros en 2017.

Faut-il voir dans cette baisse des recettes un meilleur comportement des automobilistes ou le résultat des dégradations de radars survenues avec l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire et la crise des Gilets jaunes ? Il s’agit visiblement de l’addition de ces actions.

La Sécurité routière indique en effet que le nombre d’infractions relevées par les cabines a diminué de 8,8 %. L’an passé, 23,8 millions d’infractions ont été constatées contre 26,1 millions l’année d’avant.

Ces 23,8 millions d’infractions ont donné lieu à l’envoi de 14,1 millions de contraventions à l’origine des 864,4 millions d’euros encaissés. « Ces avis ont généré 682,7 millions d’euros d’amendes forfaitaires et 181,7 millions d’euros d’amendes majorées », précise la Sécurité routière.

Des recettes fléchées vers quatre postes de dépenses

Les sommes récoltées ont été réparties vers quatre grands postes de dépenses. Si 20,9 % des recettes (soit 180,4 millions d’euros) ont été affectées au désendettement de l’État, le reste de la somme a ensuite été fléché vers trois destinataires : l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), les collectivités territoriales et la Délégation à la sécurité routière, comme l’indique le schéma ci-dessous.

L’AFITF a reçu 243,1 millions d’euros, les collectivités territoriales 171,3 millions d’euros et la DSR 269,6 millions d’euros. Des sommes abondant le budget de ces acteurs et réinvesties dans de nombreux projets.

« Les sommes allouées à la Délégation à la sécurité routière (DSR) servent à déployer et maintenir les systèmes automatiques de contrôle et de sanction. Elles permettent également de financer le système de gestion des points du permis de conduire, dont l’expédition des lettres relatives à l’information des contrevenants sur les points dont ils disposent. Elles financent enfin des dispositifs de prévention de sécurité routière », indique par exemple la Sécurité routière.

À noter qu’outre les sommes récoltées par les radars automatiques l’annexe spéciale du PLF 2020 met en avant les sommes encaissées au titre des amendes de stationnement et des contraventions émises par la police de la circulation. Un produit qui a rapporté 886,5 millions d’euros à l’État.

Mots clefs associés à cet article : État, Sécurité routière, Radar

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