Production automobile : l’ACEA évalue les pertes en Europe

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En se basant sur les données communiquées par les constructeurs en 2020, l’Association des Constructeurs Européens (ACEA) a élaboré une carte interactive démontrant l’impact de la pandémie sur la production de véhicules pour chacun des 27 pays de l’UE et le Royaume-Uni.

La fermeture des fabriques automobiles, notamment lors des mois de confinement de mars à mai, explique en partie ces pertes. © Science in HD / Unsplash
La fermeture des fabriques automobiles, notamment lors des mois de confinement de mars à mai, explique en partie ces pertes. © Science in HD / Unsplash

Que ce soit en termes d’immatriculations ou du nombre d’unités sorties d’usine, les répercussions du Covid-19 sur le marché automobile ne sont plus à prouver. L’ACEA s’est pourtant attelée à la tâche de quantifier les pertes de production à l’échelle de l’UE en 2020. Et le constat est impressionnant puisque les ces dernières s’élèvent à 4 243 577 véhicules non-assemblés, soit 22,9 % de la production totale du territoire européen (comprenant les 27 états membres et le Royaume-Uni) en 2019. Ce chiffre, qui intègre les voitures particulières, les camions, les fourgonnettes et les bus, résulte en tout premier lieu de la fermeture des fabriques automobiles, notamment lors des mois de confinement de mars à mai. L’autre explication d’une telle dégringolade réside dans le fait que la capacité de production n’est pas encore revenue aux niveaux d’avant la crise.

© ACEA

Selon l’outil cartographique développé par l’ACEA – qui offre une vue d’ensemble mais pas forcément exhaustive, précise l’organisme – le pays accusant les plus lourdes pertes n’est autre que l’Allemagne, où l’industrie automobile est considérée comme l’un des principaux piliers économiques. Nos cousins germains comptabilisent ainsi plus d’un million de véhicules n’ayant pas vu le jour. En deuxième et troisième positions des régions les plus impactées se trouvent la France, avec 881 287 unités de moins, et l’Espagne, enregistrant 577 130 pertes.

À l’inverse, la Belgique est l’état qui a su le mieux préserver sa production avec une dégradation contenue à 22 105 non-mises à la route. Ainsi, malgré le marasme manufacturier induit par la pandémie qui frappe le secteur, la patrie de Jacques Brel demeure un acteur solide dans le domaine de l’assemblage automobile. Pour rappel, y sont implantées les usines Opel Anvers, Ford Genk, Audi à Bruxelles, Volvo Europe à Gand ou encore la marque d’autobus locale Van Hool.

Mots clefs associés à cet article : Marché Europe, ACEA, Coronavirus Covid-19

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