Prime à la casse : la note sera salée

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Lancé en janvier dernier, le système de prime à la casse a indéniablement rempli sa mission, qui était de soutenir le marché automobile français. Depuis son instauration, en effet, près de 175 000 véhicules ont été retirés de la circulation par son intermédiaire. Mais ce succès coûte cher. Le gouvernement avait tablé sur une enveloppe de 220 millions d’euros pour toute la durée de l’opération, et 190 millions ont déjà été utilisés. Luc Chatel, secrétaire d’État à l’Industrie, a déclaré qu’il s’attendait à un dépassement important du budget initialement prévu. Pire encore, le système du bonus/malus a lui encore plus violemment dépassé les prévisions de coûts. Alors que l’État espérait que le malus compenserait le bonus, la situation est radicalement différente. Chaque mois, le poids des autos bénéficiant de bonus grandit, alors que le camp du malus réduit comme peau de chagrin. En mai dernier, le marché français, qui s’est totalement transformé depuis le début 2009, s’est trouvé un vif intérêt pour les autos rejetant moins de 100 g/km de CO2. Celles-là mêmes qui bénéficient d’un bonus de 1000 euros. Résultat : 50 millions d’euros de déficit à régler par l’État. On estime, au final, que la mesure coûtera 600 millions d’euros sur l’année aux finances publiques.

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