Pollution : 15 agglomérations vont créer des zones à faibles émissions

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À la suite des Assises de la mobilité lancées par le ministère des Transports, plusieurs grandes métropoles ont décidé de s’engager durablement dans lutte contre la pollution atmosphérique en transformant une partie de leur territoire en « zone à faibles émissions ».

Afin de limiter la pollution atmosphérique, 15 grandes collectivités territoriales ont décidé de créer des « zones à faibles émissions ».
Afin de limiter la pollution atmosphérique, 15 grandes collectivités territoriales ont décidé de créer des « zones à faibles émissions ».

Comment mieux respirer dans les centres-ville de plus en plus pollués ? Avec l’aide du ministère de la Transition écologique, 15 métropoles françaises ont peut-être trouvé une solution. Ces collectivités territoriales viennent de s’engager à mettre en place, d’ici à fin 2020, des « zones à faibles émissions » (ZFE) sur leurs territoires.

Après avoir rappelé que « la pollution atmosphérique engendre 48 000 décès prématurés par an », Élisabeth Borne, la ministre des Transports, explique qu’avec la mise en place de ces zones à faible émissions « les véhicules les plus polluants seront progressivement interdits dans l’objectif de protéger la santé des habitants ».

Quels sont les territoires concernés ?

Alors qu’il existe à ce jour environ 220 zones à faibles émissions en Europe, « ayant permis, dans les territoires concernés, de réduire de 12 % les émissions de dioxyde d’azote et de 15 % les émissions de particules très fines », selon la ministre des Transports, la France n’en compte aucune.

Pour rappel, en 2011-2012, des zones d’actions prioritaires pour l’air (ZAPA) auraient pourtant dû voir le jour, à titre expérimental, dans certaines agglomérations. Mais l’engouement des maires et autres présidents de collectivités territoriales n’a pas été au rendez-vous.

Sans surprise, les territoires s’engageant à déployer des ZFE d’ici à 2020 sont essentiellement localisés sur le pourtour méditerranéen. Une région habituée aux pics de pollution en raison d’activités maritimes et industrielles intenses et de conditions météorologiques particulières (fort ensoleillement, vents faibles).

Ainsi, la métropole Nice-Côte d’Azur, la métropole Toulon-Provence-Méditerranée, la métropole Aix-Marseille-Provence et Montpellier-Méditerranée-Métropole ont décidé d’instaurer des ZFE pour tenter d’atténuer ces pics de pollution.

Carte Zones à Faibles Émissions
Carte Zones à Faibles Émissions

Outre les quatre métropoles précédemment citées, toujours dans la moitié sud de la France, Toulouse-Métropole, Clermont-Auvergne-Métropole, Saint-Étienne-Métropole, Grenoble-Alpes-Métropole et le Grand Lyon ont également décidé de s’engager en faveur d’un air plus respirable.

Au nord de l’Hexagone, ce sont la métropole Rouen-Normandie, le Grand Reims, l’Eurométropole et Strasbourg et, bien sûr, la ville de Paris, ainsi que la Métropole du Grand Paris, qui ont choisi d’intégrer le club des premiers territoires disposant de ZFE.

Ces territoires « rassemblent près de 23 millions d’habitants, soit un tiers de la population française », a souligné Élisabeth Borne.

Comment vont fonctionner ces ZFE ?

Concrètement, les collectivités concernées vont devoir définir un périmètre dans lequel la circulation automobile pourra être restreinte ou interdite les jours de pollution, mais pas uniquement. « Ces ZFE auront un caractère souple car les modalités d’accès sont adaptables », précise la ministre. Ainsi, chaque territoire va déterminer ses propres critères d’accès aux zones à faibles émissions en fonction de ses objectifs de réduction de la pollution atmosphérique.

Cela pourra, par exemple, passer par l’instauration de la circulation différenciée, qui dépendra de la vignette Crit’Air, des émissions polluantes de chaque véhicule ou encore du carburant employé. Les métropoles définiront également la liste des véhicules interdits ou autorisés à l’intérieur de ces ZFE, ainsi que les jours et horaires concernés par leur mise en application.

Pour accompagner efficacement le déploiement de ces zones à faibles émissions, l’État via l’Ademe a débloqué un budget de 35 millions d’euros. Ces fonds permettront aux territoires d’engager leur propre transition énergétique et de se doter d’outils de contrôle servant à faire respecter les conditions d’accès aux ZFE.

« L’État s’engage, les territoires s’engagent, mais les zones à faibles émissions ne seront un succès que si les acteurs locaux (citoyens, associations, etc.) se mobilisent. Nous aspirons tous à respirer un air qui ne nuise pas à notre santé », a conclu Élisabeth Borne.

Mots clefs associés à cet article : Pollution, État, Ministère, Zones à Faibles Emissions (ZFE)

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