Plan de relance automobile : c’est parti !

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À l’occasion d’une visite d’un site parisien de PSA Retail aux nouvelles normes sanitaires, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a officiellement ouvert le plan de relance automobile, entré en vigueur le 1er juin 2020.

Chaque véhicule aidé recevra un macaron. (DR/Auto Infos)
Chaque véhicule aidé recevra un macaron. (DR/Auto Infos)

« Aider les Français à changer de véhicule, aider les constructeurs à retrouver du volume : les primes à l’achat de véhicules propres, une des mesures du plan de soutien à l’industrie automobile, constituent une offre gagnant-gagnant » a affirmé mardi 2 juin 2020 Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, avant de souligner qu’il fallait « faciliter l’obtention des véhicules hybrides et faire en sorte que l’industrie automobile joue la carte de l’écologie ». Cette prise de parole officielle avait pour cadre la concession Peugeot Grenelle de Paris, en présence de dirigeants de PSA Retail (Anne Abboud et Éric Basset), mais aussi de Guillaume Couzy, directeur de Peugeot, Francis Bartholomé et Xavier Horent (CNPA), et de Luc Chatel (PFA).

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Cette prise de parole officielle avait pour cadre la concession Peugeot Grenelle de Paris. (© DR/Auto Infos)

Gros plan sur les nouveaux bonus

Ces nouvelles aides comprennent notamment la hausse du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique neuf. Ce bonus passe de 6 000 à 7 000 euros pour un particulier et de 3 000 à 5 000 euros pour une personne morale (entreprise, collectivité). Il y a aussi la création d’un bonus écologique de 2 000 euros pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeable.
Par ailleurs, la prime à la conversion a été renforcée et élargie : le dispositif, sous conditions de revenus (revenu fiscal de référence relevé à 18 000 euros), prévoit une prime pour l’achat d’un véhicule récent (neuf ou d’occasion) en échange de la mise au rebut d’un véhicule ancien. En cas d’achat d’une voiture récente à essence ou diesel, son montant est fixé à 3 000 euros, et à 5 000 euros pour un véhicule électrique. Ce dispositif correspond à un effort de 1 milliard d’euros pour l’État, sur 8 milliards au total accordés au plan automobile. Un plan qui doit « protéger, renforcer nos sites industriels et accompagner l’ensemble de la filière », dixit Agnès Pannier-Runacher.

Un macaron symbolique

La secrétaire d’État a aussi mis en scène le macaron vert siglé avec le logo de la République française qui sera apposé à l’arrière de chaque véhicule ayant bénéficié de ces dispositifs d’aide mis en place par le Gouvernement. On peut y lire la formule suivante : « Ce véhicule est propre, son prix baisse avec l’aide de l’État ».

« La crise sanitaire actuelle a eu un impact économique important pour les entreprises des services de l’automobile. Nous attendions un électrochoc pour relancer la demande et accueillons très favorablement les mesures d’urgence instaurées par le Gouvernement, ainsi que l’entrée en vigueur de ces nouvelles primes à l’achat » a commenté Francis Bartholomé, président du CNPA. « Ces primes représentent un effort significatif de l’État pour permettre au cycle industriel et commercial de se réenclencher à court terme, tout en encourageant les Français à accélérer le renouvellement du parc automobile » a ajouté Xavier Horent, délégué général du CNPA. Avant de conclure : «  Ces dispositifs sont donc conformes au double objectif de protéger les entreprises et de transformer la filière en facilitant l’accès à des solutions de mobilité très performantes sur le plan environnemental et sanitaire. Il faudra cependant aller plus loin, l’écosystème des services de l’automobile étant particulièrement touché, sans oublier le secteur des véhicules industriels. »

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