Paris signe la fin d’Autolib’

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Autolib’, c’est fini. La résiliation du contrat devrait être votée le 21 juin prochain, entraînant le retrait des voitures.

Cette décision pourrait coûter très cher aux communes.
Cette décision pourrait coûter très cher aux communes.

Dans un courrier du 25 mai, le groupe Bolloré a demandé au Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) que lui soit versée la somme de 233 millions d’euros au titre du déficit prévisionnel du service Autolib’. À défaut de quoi une procédure de résiliation du contrat serait engagée dans un délai d’un mois. L’organisme ne souhaitant pas assumer cette somme, la résiliation du contrat devrait être votée le 21 juin prochain, entraînant le retrait des voitures.

Une centaine de communes concernées

« En exigeant le versement par les communes de sommes astronomiques, le groupe Bolloré ne nous a pas laissé le choix » estime Catherine Baratti-Elbaz, présidente du Syndicat dans un communiqué. Et d’ajouter : «  Cette résiliation ne doit pas peser sur les usagers. Le Syndicat Autolib’ Métropole fera le maximum pour que le service ne s’arrête pas du jour au lendemain. »

Cette décision pourrait néanmoins coûter très cher. Dans un communiqué de presse, le groupe Bolloré présente l’addition aux communes bénéficiaires du service. Elles devront assumer les pertes à hauteur de 150 millions d’euros, reprendre le personnel, racheter les voitures et les bornes, payer les indemnités et dédommager les abonnés. Au total, une centaine de communes d’Ile-de-France sont concernées, en petite couronne principalement.

De discussions entamées avec Renault ?

Si une page se tourne, une autre s’ouvre, et le Syndicat souligne son optimisme pour l’avenir. « De nombreux constructeurs, loueurs et start-up ont fait part ces derniers mois de leur intérêt à développer l’auto-partage dans le Grand Paris.
La résiliation du service Autolib’ est l’opportunité de mettre au service des usagers de nouvelles solutions qui répondront mieux à leurs attentes, en étant plus souples, plus performantes et plus évolutives
 », souligne le communiqué du Syndicat. En parallèle, le groupe Renault se dit déjà prêt à jouer un rôle dans les services de mobilité à Paris, selon son P-DG Carlos Ghosn.

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