Orange déploie un service d’auto-partage

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Engagé dans une démarche de réduction de ses rejets de CO2 de l’ordre de 20 % d’ici à 2020, Orange multiplie les initiatives dans le domaine du développement durable. Le parc automobile, composé de 35 000 véhicules, dont 23 000 circulent en France, figure en première ligne, lui qui est à l’origine de 5 % de la consommation totale d’énergie du groupe et de près de 15 % de ses émissions totales de gaz à effet de serre. Le lancement d’un vaste programme de formation à l’éco-conduite, en septembre 2012, a constitué la première pierre de l’édifice. Les 30 000 conducteurs de l’entreprise devraient être formés d’ici à quatre ou cinq ans.
L’heure est maintenant à la mise en place d’un service d’auto-partage. En test à Paris, Rennes et en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, il vise à optimiser la flotte et le temps réel d’utilisation des véhicules, mais aussi à offrir une solution de mobilité complémentaire aux collaborateurs de l’entreprise, notamment à ceux qui ne possèdent pas de véhicule. « Nous souhaitons passer d’une logique de possession des véhicules à une logique d’usage » affirme Jean Zermati, le directeur de la gestion des véhicules du groupe. Pour pousser le bouchon encore plus loin, les salariés qui utilisent ce service sont invités à partager leurs trajets avec d’autres collaborateurs.

Un partenariat avec Autolib’

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Sur Paris, ce sont près d’une centaine de véhicules répartis sur 6 sites qui sont mis à disposition des salariés, essentiellement des Renault Twizy, des Peugeot 208 et des Citroën DS3. Le groupe annonce également la mise à la route de 17 Toyota Yaris hybrides, la plupart en région PACA. Tous ces véhicules sont mis à disposition pour des déplacements professionnels, cela va de soi, mais l’utilisation pour des déplacements privés, le soir et le week-end, est également autorisée moyennant finance. Sur le plan pratique, les salariés du groupe peuvent réserver un véhicule en auto-partage via un ordinateur, une tablette tactile ou un smartphone. La réservation peut se faire à l’avance ou au dernier moment, à condition qu’un véhicule soit disponible.
Si le test, qui doit prendre fin en juin 2014, s’avère concluant Orange prévoit de généraliser ce service à l’ensemble du pays, avec un objectif de 1 500 véhicules partagés d’ici à trois ou quatre ans. Les modèles hybrides et électriques représenteraient alors un quart de la flotte en auto-partage. En vue de la montée de ce type de véhicules dans son parc, Orange a d’ores et déjà négocié des accords avec trois fabricants de bornes de recharge (DBT, G2 Mobility et Schneider Electric). Les directions régionales et locales seront libres de sélectionner l’opérateur de leur choix pour équiper leurs sites.
Dans le même temps, Orange a officialisé un partenariat avec Autolib’. Cet accord prévoit de faciliter l’accès aux services d’Autolib’ pour les salariés du groupe basés en région parisienne pour leurs déplacements professionnels de site à site. Des cartes d’abonnement leur seront remises à la demande. Il est également prévu qu’un tarif préférentiel leur soit proposé pour leurs déplacements privés.

Mots clefs associés à cet article : DS Automobiles, Schneider Electric, Véhicule électrique, Autopartage

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