Nouveau Master, Renault se met à la place du conducteur

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Pour ses bâtiments d’habitation, Le Corbusier utilisait la formule “ machine à habiter ”. Pour le nouveau Renault Master, l’on pourrait parler de “ machine à travailler ”. Les ingénieurs maison ont cherché à faciliter le travail de l’utilisateur. Cela se traduit par autant de petites astuces fort pratiques que de bonnes idées d’aménagement, qui améliorent le quotidien du conducteur. Il faut dire que la marque n’a pas droit à l’erreur sur le segment des grands utilitaires, où le constructeur occupe la première place en France comme en Europe. Pour Renault, il s’agit donc d’un renouvellement presque aussi stratégique que le lancement d’un nouvel avion chez Airbus. Face à ce véhicule, l’évolution stylistique saute aux yeux. Le capot moteur s’intègre désormais avec fluidité à la ligne générale, alors que les phares encadrent la large calandre, elle-même sertie dans un pare-chocs enveloppant qui remonte sur les ailes avant.

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On y trouve de petits marchepieds fort pratiques, permettant un accès aisé au vaste pare-brise. Le vitrage avant de très grande taille garantit par ailleurs une excellente vision panoramique. Point positif, le pare-brise descend bas sur le capot moteur, alors que la planche de bord s’arrondit en son sommet. Le tout permettant une remarquable vision plongeante. Du haut de votre Master, vous ne vous laisserez plus surprendre par les roquets rase-bitume qui traversent la rue.

Rangements à profusion !

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Curieusement, alors même que l’engin semble gigantesque, l’on se retrouve assis sans effort. Sans doute un effet des quelques marches que l’on découvre porte ouverte. Le siège conducteur bénéficie de multiples réglages qui, alliés au réglage en hauteur du volant, garantissent une excellente position de conduite. Pour les passagers, en revanche, la banquette biplace est un peu raide ! La solution ? L’option siège individuel passager. La cabine gagne 5,6 cm en longueur, au bénéfice de l’espace aux jambes. Mais surtout, l’on bénéficie d’une multitude de rangements additionnels. Renault parle de 150 litres supplémentaires. L’un est destiné au téléphone portable avec prise de recharge, un autre à l’ordinateur, un troisième, façon coffre fort, se dissimule sous l’assise de la banquette, un autre encore peut recevoir une bouteille de 1,5 l.

Sur la route, comme dans son bureau

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Renault a aussi pensé à ceux qui utilisent leur véhicule comme une annexe de leur bureau. Une partie du dossier de la banquette passager se métamorphose en table de travail pour ordinateur portable. Une planchette, qui permet d’attacher des documents papier, se fixe sur la console centrale. Toujours pour faciliter la tâche du professionnel, le GPS Carminat, optionnel, développé avec TomTom, est intégré en sommet de pare-brise. Cet équipement dont la lisibilité peut être prise en défaut, semble parfois manquer d’un brin de perspicacité… Arrivé à bon port, notre professionnel devra garer son imposant véhicule. En option, une caméra de recul, dont l’écran est placé dans le pare-soleil, permettra d’éviter les multiples plots, bornes et autres bittes, dont raffolent les créateurs de mobilier urbain. Renault a fait le choix d’une caisse autoporteuse pour réduire le poids de son utilitaire. Les avantages ? Une meilleure aérodynamique, des consommations moindres et une charge utile améliorée.
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En matière d’accessibilité, le Master fait figure de bon élève avec ses deux portes latérales coulissantes (la seconde en option) de belles dimensions et son accès arrière à deux battants qui s’ouvre à 180°. Les ingénieurs ont travaillé le moteur 2.3 l dCI, disponible en trois puissances, 100, 125 et 150 ch, et sont parvenus à réduire sa consommation de 1 l/100 km en moyenne. Du coup, des versions Eco2, placées sous les 195 g/km de CO2, sont apparues. Le meilleur résultat est 187 grammes pour 7,1 l de consommation moyenne. Le constructeur a aussi cherché à contenir les coûts d’usage avec des fréquences d’entretien passant de 30 000 à 40 000 kilomètres. Tout cela permet, selon la marque, de réduire le coût d’usage moyen de 37 euros par mois.

Facilité de conduite et maniabilité sidérantes

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Au volant, le confort et la facilité de conduite de ces engins aux dimensions peu habituelles se révèlent saisissants. La version 125 ch semble très bien adaptée au modèle à empattement court. Pour la version propulsion à roues arrière jumelées, développée sur la même base, l’on conseillera le 150 ch. La gamme est pléthorique comme toujours, avec près de 350 variantes disponibles, 3 empattements différents, 3 hauteurs de pavillon, des charges utiles de 2,8 à 4,5 t et des volumes utiles allant de 8 à 17 m3. De quoi trouver véhicule à son pied, aussi facilement qu’un polo chez Lacoste. Bien entendu, pour les utilisations spécifiques, les carrossiers ont déjà conçu une multitude de transformations : benne, ambulance, fourgon grand volume, isotherme, van, porte-voiture ou encore nacelle… À noter que Renault propose une version cabine approfondie montée à l’usine. Souvent parent pauvre sur les utilitaires, la sécurité n’a pas été négligée sur le Master avec l’ABS en série et l’ESP en option sur les modèles traction, mais d’origine sur les propulsions. Des airbags frontaux et latéraux complètent le dispositif. Bref, le Master transporte de fort nombreux atouts dans sa besace.

Mots clefs associés à cet article : Renault, Véhicule utilitaire léger (VUL)

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