Norme Euro 7 : Bruno Le Maire rejoint l’Allemagne contre le projet de Bruxelles

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Par la voix du ministre de l’Economie Bruno Le Maire, la France rejoint enfin la position de l’Allemagne contre le projet d’homologation Euro 7 de réduction drastique des émissions polluantes qui mettrait un terme aux motorisations thermiques en 2025.

Dans un contexte sanitaire difficile et empêtré dans ses confinements successifs, le gouvernement français rejoint ainsi la position de l’Allemagne d’Angela Merkel. © Pixabay
Dans un contexte sanitaire difficile et empêtré dans ses confinements successifs, le gouvernement français rejoint ainsi la position de l’Allemagne d’Angela Merkel. © Pixabay

Tandis que l’Allemagne fait entendre sa voix depuis plus de six mois contre le projet de Norme Euro 7 de la Commission européenne, qui précipiterait la fin du moteur thermique en 2025, le ministre de l’économie et des finances français fait enfin entendre sa voix dans une interview accordée au Figaro le 13 avril 2021 en compagnie de Carlos Tavares directeur général de Stellantis.

« A ce stade, cette norme ne nous convient pas »

Bruno Le Maire y rappelle que « la transition écologique est impérative mais que les normes environnementales européennes doivent rester incitatrices, et non destructrices de notre industrie ». Et d’ajouter à propos du projet de norme Euro 7 : « Soyons clairs : à ce stade, cette norme ne nous convient pas. Certaines propositions qui circulent sont excessives. Nos constructeurs ne pourront pas suivre ». A noter qu’à cette occasion, Carlos Tavares rappelle que « cette norme va au-delà des simples règles de la physique ! Elle rendrait tout simplement impossible la poursuite de la fabrication de voitures thermiques. »

Une position commune avec l’Allemagne bienvenue mais insuffisante

Pour rappel, la nouvelle homologation Euro 7, qui est en préparation au niveau de la Commission européenne, vise à remplacer l’Euro 6D en vigueur depuis le 1er janvier 2021. Celle-ci entrera en vigueur à partir de 2025. Dans le viseur de ces nouvelles évolutions : les évolutions des rejets d’oxyde d’azote et des particules fines. Un scénario drastique de réduction des émissions serait à l’étude via une division par deux des émissions de NOx (oxydes d’azote) pour les véhicules diesel et essence notamment.

Dans un contexte sanitaire difficile et empêtré dans ses confinements successifs, le gouvernement français rejoint ainsi la position de l’Allemagne d’Angela Merkel. Ce qui apparaît comme une bonne nouvelle pour la filière automobile qui ne pourrait pas faire face à une fin précipitée des motorisations thermiques.

Toutefois, une simple déclaration dans un quotidien ne suffit pas... Les discussions et les consultations vont se poursuivre à Bruxelles pour une décision définitive à la fin de l’année 2021. Une période au cours de laquelle le gouvernement français sera confronté aux conséquences de la crise sanitaire en termes de défaillances d’entreprises. Rappelons enfin que le projet de Loi Climat et Résilience discuté en France actuellement précipite également la fin de l’utilisation des moteurs thermiques dans les grandes villes et notamment les ZFE-m de plus de 150 000 habitants.

Mots clefs associés à cet article : CO2, Union européenne, Environnement, Loi Climat

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