Mobilité : plus de 70 000 véhicules partagés recensés en France

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Le 20 octobre, Fluctuo, la start-up spécialisée dans la collecte et le traitement de données des services de mobilité partagée, a dévoilé son premier baromètre de la mobilité douce en France. L’occasion de confirmer que, sur le marché des moyens de transport mutualisés, les trottinettes et les vélos sont largement plébiscités. Mais aussi d’annoncer l’avènement d’une application multimodale développée avec la SNCF.

Sur les plus de 10 millions de trajets effectués en mobilité partagée au mois de septembre 2020, environ 8 millions l’ont été en vélo. (© DR)
Sur les plus de 10 millions de trajets effectués en mobilité partagée au mois de septembre 2020, environ 8 millions l’ont été en vélo. (© DR)

Malgré le confinement et une tendance de plus en plus répandue au télétravail du fait de la crise sanitaire, la mobilité partagée ne semble pas décliner. Elle affiche même un certain optimisme pour l’avenir. C’est le constat qui ressort du premier baromètre sur les mobilités douces présenté par Fluctuo, en partenariat avec plusieurs acteurs du secteur tels que Dott, Tier, Smoove, Smovengo et Cityscoot.

Pour mener son étude portant sur l’activité des services de vélos, voitures, trottinettes et des scooters en libre service, la start-up a utilisé les données remontées des applications de ces opérateurs, ainsi que les flux open data enregistrés dans les quarante principales villes de France, de Paris à Marseille. Il faut dire que 85 % des agglomérations de plus de 100 000 habitants disposent d’au moins un service de mobilité partagée. C’est dans la capitale et à Bordeaux qu’on en trouve d’ailleurs le plus : respectivement treize et douze. Un dynamisme également révélé par les nombreux déploiements de flottes qui ont émaillé l’année 2020 depuis le déconfinement de mai – même si quelques arrêts comme celui de Bolt sont aussi à souligner – et qui témoignent d’un potentiel de croissance important.

Le vélo domine, la trottinette s’affirme

Présents depuis plus de dix ans à Paris et à Lyon, les vélos en station s’imposent comme le mode de transport le plus apprécié, dans 70 % des villes sondées précisément. Sur plus de 10 millions de trajets effectués en mobilité partagée au mois de septembre 2020, environ 8 millions l’ont été en petite reine pour des parcours de 2,5 km en moyenne (contre 4 ou 5 kilomètres en voiture et à scooter et 1,5 km à trottinette). Et, sur les plus de 70 000 véhicules partagés mis en service, les cycles représentent plus de la moitié des volumes (39 000 unités), loin devant les trottinettes, deuxièmes du podium (18 000 unités).

Un chiffre d’autant plus impressionnant que ces engins de déplacement de masse, autrefois considérés comme des gadgets, ne sont arrivés sur notre territoire qu’en 2018. Ils ont donc réussi à définitivement s’imposer dans l’espace urbain malgré la réticence de quelques municipalités, à cause des incivilités qu’ils génèrent. Ces remises en cause d’une organisation un peu trop libérale font d’ailleurs dire à Matthieu Faure, directeur marketing et de la communication de Dott, que « le free floating est mort », a fortiori depuis que le nombre de places de stationnement s’est réduit comme peau de chagrin. Plus nuancé, Benoît Yameundjeu, CEO de Smoove, assure quant à lui que « le libre-service tel qu’on le connaissait va devoir se réinventer en un système hybride » avec des stations virtuelles et une refonte de l’interface utilisateur, par exemple.

En ce qui concerne les horaires et spécificités d’usage selon les modes de déplacement, ils sont eux aussi parlants. Ainsi, selon le baromètre de Fluctuo, les vélos seraient particulièrement empruntés aux heures de pointe pour des trajets domicile-travail. À l’inverse, les trottinettes auraient une fonction plus de loisir, avec un pic de location aux alentours de 21 h 00… enfin, avant que le couvre-feu ne soit imposé depuis mi-octobre, restreignant les déplacements. Son impact devrait être visible dans la prochaine étude de Fluctuo à paraître.

La SNCF se place en assistant personnel des voyageurs

En parallèle de la présentation de son premier baromètre de la mobilité, Fluctuo a révélé sa collaboration avec la SNCF pour alimenter de ses données fournies en temps réel l’application de l’entreprise ferroviaire. Repensé il y a un an et demi, cet outil agrégateur de mobilité désire en effet accompagner les déplacements de ses usagers bien après la gare. Regroupant un grand nombre d’opérateurs de services de mobilité, l’assistant SNCF aura pour rôle d’aider à planifier un trajet en interrogeant tous les véhicules disponibles à proximité, et ce, avec une grande réactivité puisque l’information promet d’être rafraîchie toutes les deux minutes. Elle évitera aussi l’engorgement des transports en commun dans le contexte de crise sanitaire actuel tout en proposant une solution alternative en cas de problème sur le réseau SNCF. Un savant calcul quand on sait que les dysfonctionnements sont légion. Le taux de remplacement de la voiture, lui, serait de 10 % selon Jean-Baptiste Goujon, à la tête de l’opération lancée dans cinq villes de France parmi les mieux équipées du territoire (Paris, Lyon, Bordeaux, Grenoble et Marseille). Et même bientôt six.

Crédit : SNCF/Fred de Gasquet

Mots clefs associés à cet article : Vélo, Application, Trottinettes électriques, Trajets domicile-travail, Mobilités

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